Réinventer sa relation au travail

Suite « Retour du temps sabbatique »

31 décembre 2013. Fin de mon année sabbatique. Plus précisément, fin d’une année où le travail ne faisait plus partie de mon quotidien. Et demain j’y retourne. Enfin après-demain parce que demain c’est férié. Je n’ai plus de clients, ou plus exactement il m’en reste un seul. Plus de bureau. La seule chose que je sais c’est que je veux continuer à développer axcime. Comment ? Je n’en sais rien, mais différemment c’est certain.

Axcime a 8 ans. Les 7 premières années je les ai consacrées à me former, à apprendre mon métier et me professionnaliser grâce à une activité essentiellement tournée vers la formation pour cadres dirigeants au sein de grands groupes, sur des sujets variés comme le management, la communication, le développement personnel, la vente et la négociation. Et principalement en sous-traitance d’un cabinet de conseil. Axcime existe encore assez peu en direct face aux clients. Mais à la fin de ces 7 années, je sais que la suite sera autrement. En attendant je ressens un profond besoin de faire un stop. Pour une année destinée à « être » avec moi et ceux que j’aime. Voilà qui est fait, et maintenant j’ai besoin et j’ai aussi envie d’y retourner même si au fond de moi, j’ai peur !!! Lire la suite

Penser notre animalité

« Hommage à Voltaire ! »

Ce sont les philosophes Grecs et surtout Aristote qui a défini l’homme comme « un animal pensant ». Pour le différencier de l’animal. Et sans doute avons-nous vite oublié « animal » pour nous concentrer sur « pensant ». C’est ainsi qu’aujourd’hui, j’ai à coeur de rendre hommage  à Voltaire, celui qui a été pour moi le premier « maître » à me conduire vers ma nature « animale ». Du latin « anima » (Souffle, âme). De ce qui m’anime, me met en vie. 

Pendant plusieurs années j’ai résisté à une demande familiale, avoir un chien. Quelle idée ! J’avais déjà 3 enfants, c’était bien assez non ?! Et puis voilà qu’en changeant de vie professionnelle, de la banque aux relations humaines… J’ai lâché… et Voltaire est arrivé l’année du V ! Un magnifique Golden Retriever aussitôt aimé, à peine nos regards se sont-ils croisés. Et pourtant, pendant de nombreuses années, je n’y voyais que les contraintes, des crottes à ramasser, des gardes à organiser, des dépenses de nourriture et de vétérinaire, des poils partout et des pattes sales à nettoyer…et pour au moins 15 ans ! Bref, ce n’était pas pour moi. D’autant plus que je portais un regard plutôt critique sur les maîtres gâteux de leurs animaux, dont je ne comprenais pas comment ils pouvaient nourrir des sentiments aussi forts à l’égard de leurs bêtes, qui n’étaient pour moi que bêtes ! Et dont je ne supportais pas non plus de marcher sur des trottoirs salis par leurs excréments non ramassés par des maîtres que je jugeais alors tout aussi bêtes que leurs bêtes ! Le chien n’avait pas sa place en ville, le chien n’avait pas de place dans mon foyer, même si à l’époque j’avais un jardin. Et je préférais satisfaire la demande d’animal de mes enfants par des poissons rouges…qui mourraient régulièrement, et dont il était assez facile de se débarrasser en tirant la chasse d’eau ! Lire la suite

Maman poule démissionne

Roule ma pouleJ’ai commencé l’année dans mon lit. Non, je n’étais pas malade, je n’avais pas la grippe…pas encore. J’étais juste « épuisée ». Je le disais depuis quelques temps mais personne ne me croyait, forcément, j’avais toujours le sourire et je continuais à satisfaire les demandes de mon entourage, alors ce n’était pas crédible.

Mais ce matin là, après des vacances qui ne furent pas des vacances, parce que je n’ai pas respecté mon besoin d’intimité et de repos, je suis restée couchée. Un jour, deux jours…une semaine… Effectivement, le seul endroit où personne ne peut venir me chercher, c’est sous ma couette. Là, au moins, je suis tranquille. Enfin presque. Car cela n’empêche toujours pas mes poules de 19 et 16 ans de me demander « Maman, on mange quoi ce soir ? Il n’y a rien dans le frigo ! »… Me voir au lit et en pyjama ne les a pas du tout inquiétées tant elles sont juste concentrées sur…elles-mêmes !

Evidemment, je n’étais pas très fière de moi, la professionnelle de l’équi-vieS… au lit ! Vous imaginez ! Lire la suite

Eloge de la none tantrique

J’ai sept ans. Je suis en cours de gymnastique avec comme exercice du jour : grimper en haut d’une corde lisse. C’est bien difficile pour la petite fille que je suis. Jsex&sixty - éloge de la none tantriquee suis nulle en la matière et ce n’est vraiment pas mon truc. Je me revois, tant bien que mal, m’agripper et me hisser, pour atteindre ce sommet, lorsque je sens tout à coup dans mon bas ventre une douce chaleur qui m’envahit jusqu’à l’avènement d’une jouissance extrême.

Mais que m’arrive-t-il ? Comment je vais redescendre de là ? J’ai si peur d’être démasquée par mes petits camarades ou par la maîtresse, accrochée à cette corde ! Vous imaginez bien qu’à compter de ce jour, les cours de gymnastique et mes montées de corde prirent une autre dimension, et c’est en dansant que je m’y rendais !

Ainsi, c’est bien jeune que j’ai eu la chance de découvrir le désir/le plaisir au creux de ma chair, plaisir que j’ai su accueillir et qui ne devait plus me quitter… avec malgré tout, pendant un certain nombre d’années, une culpabilité nourrie et entretenue par les protagonistes de la religion catholique qui se chargeaient de mon éducation sexuelle sur le mode « ma fille tu seras vierge à ton mariage  » ! Lire la suite

Ange et démon

ange-et-demonC’est vendredi. Je me sens heureuse, amoureuse et c’est le coeur en fête que je m’en vais travailler.

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais d’habitude je ne suis pas très gâtée par le facteur. Mises à part des factures, je ne reçois rien d’autre ou presque, et désormais, si j’ouvre la boîte aux lettres une fois par semaine, quand je n’oublie pas, c’est bien le grand maximum. Mais ce matin là, il me fait un joli cadeau, le facteur. Tandis que je marche direction mon bureau, par une grisaille qui annonce l’automne, il arrête sa camionnette jaune à côté de moi :

« – Bonjour, vous avez de très jolies bottes…et en plus vous êtes ravissante. Je vous souhaite une bonne journée !

–  Bonjour, merci, c’est gentil !

– Et ?…Vous avez un mari ?

– Non, je n’ai pas de mari, j’ai un chéri.

– Et bien il a de la chance ! Bonne journée ! » Lire la suite

Mise à jour de l’image de Soi

Christele-Perrot

2014

2009_Christele perrot

2009

 » Quelle métamorphose ! Tu t’es coincée les doigts dans une prise électrique ?! Tu es partie élever des chèvres dans la montagne ?! » et aussi « rayonnante, flamboyante, lumineuse ! »

Comme m’a dit un jour mon coiffeur « nos changements de coiffure parlent du mouvement de la vie en nous » et cela m’a plu. Du coup je l’ai gardé ce coiffeur ! Car il a su m’aider à accueillir et à aimer mes boucles qui sont les miennes, un désir qui était là tandis que depuis des années je tirais dessus, redoutant la pluie et l’humidité qui venait perturber un brushing bien lissé.

La rousse la brune la bouclée la lissée…Souplesse, flou, coloré, uni, structure, ordre…Nos cheveux parlent aussi de nos différents visages, de nos paradoxes qui font qu’en nous tout et son contraire co-habitent et qu’à partir du moment où nous sommes prêts à nous accueillir dans nos contradictions et nos opposés,  nous devenons des êtres mutants en devenir constant et simplement vivants !

Rupture brutale pour ceux qui n’ont pas vu les étapes intermédiaires….car cette évolution qui parait une révolution s’écrit jour après jour depuis des années. Je ne me retrouve plus et je me retrouve quand même, et surtout, j’éprouve un profond besoin, à l’heure de cette nouvelle mise au monde professionnelle de mettre à jour mon image en cohérence avec celle que je suis devenue aujourd’hui. Lire la suite

La femme voilée

Avec force et volonté, il a érigé de ses bras musclés les mûrs de son palais. Dressés tel des remparts, rien n’est laissé au hasard. Rien ne peut pénétrer ou filtrer. Tout est bien pensé, cloisonné, verrouillé, et parfois même, fermé à clé.

Seul l’appel à la prière transporté par les vents peut traverser. C’est ainsi seulement que de l’intérieur elle peut se relier.

Ce labyrinthe elle a su l’apprivoiser pour mieux l’habiter. Un jardin au centre de cette tour carrée, elle a planté. Semer, bêcher, désherber, arroser, telle est sa destinée. Prendre soin de sa terre. Celle sur laquelle elle est enracinée. Celle qu’elle a pour mission de faire fructifier.

Elle sait aussi rire et pleurer. Danser et chanter. Cuisiner. Laver. Trier et jeter. Embrasser et caresser. Aimer. Méditer et prier.

Nulle fenêtre pour regarder, pour s’éparpiller ou se disperser. C’est uniquement vers son foyer qu’elle a le regard tourné pour ainsi entretenir la flamme de ce cœur qui ne demande qu’à être aimé.

C’est ici qu’elle va cultiver son jardin intérieur. Et c’est seulement voilée qu’elle a le droit de s’en aller pour chercher des denrées. De quoi nourrir et alimenter son bien-aimé. Lire la suite