En transition écologique

@christeleperrot 2020

Je me sens en transition écologique. Peut-être que tout a commencé dans cet avion il y a environ 3 ans. Ce jour-là, prendre l’avion et voir l’horizon et la courbure de la terre, me fait prendre conscience de la réalité de la Terre. Incroyable non ?! Ce n’est quand même pas la première fois que je prends l’avion et cela fait presque 50 ans que j’habite sur cette terre ! Et bien cette fois-ci sans doute autrement. Une nouvelle conscience m’est née. Celle d’un lien entre la Terre et moi. Physique. L’effet d’une conversion, naissance d’une relation, avec pour conséquence, transformation. A l’aube de mes 50 ans je me sens agrandie d’une nouvelle responsabilité. Sans doute le résultat d’années d’infusion…

A compter de ce jour là tout a changé, ou presque. Même si en apparence rien n’a changé. Progressivement j’augmente mon temps de vie au milieu de la nature, car j’ai un lieu, un lieu qui appartient à mon compagnon et dont nous sommes tous les deux amoureux. En Provence. Au bord d’un étang et au milieu des pins. Avec les oiseaux les arbres les insectes comme seuls compagnons. Ou presque. Je commence à changer mon mode de consommation, en d’autres termes à réduire mes dépenses et à considérer l’impact de ce que je consomme sur la Terre. Adieu le plastique, bonjour les shampoings et dentifrice solides, entre autre. Pas à pas des petits changements.

Eté 2019. J’imagine ici un jardin potager, des poules et pourquoi pas aussi des chèvres. J’imagine y vivre, de plus en plus, une lubie ?… Mes amis dirigeants m’offrent un stage de formation en permaculture, qui devait se tenir en mars dernier.

Puis le 16 mars 2020, tout a basculé. Beaucoup plus rapidement que je n’aurais pu l’imaginer. Nous voilà confinés en Provence, à la Croix du Sud. Coup d’accélérateur gigantesque à ce qui couvait là en moi, qui prend tout à coup une réalité. Me voilà, nous voilà ici, pour une durée indéterminée. En quittant Paris, je sais, je sens et je dis à mon compagnon « Prends tout ce dont tu as besoin, nous partons pour longtemps ». Je le sais. Que cela ne durera pas 15 jours ni un mois. Et au fond de moi je m’en réjouis. Ce n’est pas moi qui décide, c’est l’environnement, c’est la Vie.

Bien entendu le stage de permaculture est ajourné. Et je me lance directement dans les travaux pratiques, accompagnée de « Vivre avec la Terre » de Perrine et Charles Hervé-Gruyer, qui traîne dans le salon depuis quelques mois.

Vivre avec la Terre. C’est ce qui s’impose à moi de façon très violente pendant ce confinement. Je ne peux plus faire autrement. C’est ici que je veux que j’ai envie que j’ai besoin que j’ai le désir de vivre. Avec les mains et les pieds dans la terre, chaque jour. Au rythme des saisons. Chaque jour.

J’achète des chèvres dont je vous ai déjà parlé et dont je vous reparlerai. J’achète des poules dont je vous ai déjà parlé aussi et dont je vous reparlerai. Je créé mon jardin potager, dont je vous ai déjà parlé et dont je vous reparlerai aussi. Désormais nous avons de bons oeufs bio, je mange végétarien, et je vous en reparlerai aussi. Je travaille à notre indépendance alimentaire, dont nous sommes encore bien loin ! Abondance cet été au potager, je suis émerveillée, même si j’ai encore tout à apprendre. Mais la Terre m’apprend et me guide. Et je dirais même qu’elle me soigne, de la société de consommation. Comme un sevrage qui s’opère au fil des jours et des mois passés ici. Et non je ne suis pas en train de devenir fermière !

Je poursuis également mon activité d’accompagnement de dirigeants et d’équipe, par téléphone et en mode visio, coachings et conférences, que l’on me demande sur « l’écologie du lien ». Ce que je n’aurais jamais imaginé non plus il y a encore quelques mois, travailler à distance ! Mais aussi avec des rendez-vous physique à Paris, depuis début septembre. Avec le désir de développer l’activité ici entre Marseille, Aix en Provence, je suis bien entourée ! Mais par où démarrer ?

Ce confinement a provoqué en moi un déconfinement intérieur. Un déplacement de mes frontières, intérieures. Depuis début septembre je vis à mi-temps entre Paris et la Croix du Sud, celle qui me relie.

Je me sens en transition écologique. Une transition en voie d’accélération, compte tenu des nouvelles restrictions qui s’annoncent…

A suivre prochainement !

Vivre avec la Terre, comment cela résonne pour vous ? Racontez moi, racontez nous 🙏

Avec ce billet j’ouvre une nouvelle catégorie « En transition écologique ».

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