La gratitude

la_gratitudeJ’ai passé des semaines de vacances au milieu de nombreux pins absolument magnifiques … et en rentrant dans mon bureau qui est en plein coeur du 8ème arrondissement de Paris j’avais un besoin impérieux de vert ! Alors, direction la jardinerie la plus proche pour acheter quelques plantes vertes et tant qu’à faire avec les pots. Sauf que voilà, pour l’une d’entre elles, la plus grosse, je ne trouve pas la bonne taille de pot et la vendeuse me conseille alors d’aller chercher dans une autre jardinerie. Bon, très bien, cela ne m’arrange pas mais c’est ainsi.

– « Vous pouvez me les livrer ? oui bien sûr, cet après midi, ». Et « cet après-midi » arrive le livreur qui me dit :

– « Mais il vous manque un pot madame ? » Alors je lui explique qu’effectivement il n’y avait pas de pot à la bonne taille. Et il me réponds : Lire la suite

Repenser notre relation au monde

repenser notre relation au mondeLe temps des vacances d’été est pour moi le temps d’une coupure avec le monde extérieur. Qu’il soit professionnel, social et sociétal. Le temps d’un autre rythme destiné à nourrir la flamme intérieure. Pour moi, pour ceux que j’aime et pour notre monde qui a besoin de toutes nos lumières pour éclairer de nouvelles voies.

Alors, avant de me retirer je tiens  à partager avec vous cette fable pour accompagner votre été. Une invitation à revisiter notre relation au « monde » et peut être ainsi veiller à l’alimenter autrement.

C’est l’histoire d’un homme qui va trouver un sage pour apprendre auprès de lui.

  • Dites-moi, vous qui êtes sage, qu’est-ce qu’il y a dans votre esprit ?
  • Dans mon esprit, il y a deux chiens, un noir et un blanc. Le noir est le chien de la haine, de la colère et du pessimisme. Le blanc est celui de l’amour, de la générosité et de l’optimisme. Ils se battent tout le temps.

Le disciple est un peu surpris.

  • Deux chiens ? Qui se battent ?
  • Oui, pratiquement tout le temps.
  • Et lequel gagne ?
  • Celui que je nourris le plus.(1)

Oui il y a en chacun de nous ce chien noir et ce chien blanc qui se battent constamment, ou presque…et nous avons le choix de nourrir l’un ou l’autre et, à l’heure où notre monde politique et médiatique nourrit sans relâche et inlassablement le chien noir, je vous propose, je nous propose, de prendre le temps de cette trêve pour nourrir notre chien blanc, et participer ainsi à faire grandir notre humanité.

(1) Fable amérindienne extraite du livre « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » Raphaëlle Giordano – Editions Eyrolles

 

 

S’aimer pour de vrai

« Le jour où je me suis aimé pour de vrai, 
j’ai compris qu’en toutes circonstances,
 j’étais à la bonne place, au bon moment.
 Et alors, j’ai pu me relaxer.

Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, 
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle 
n’étaient rien d’autre qu’un signal
 lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.

Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente 
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.

Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Maturité. Lire la suite

Sur mon île

« Je viens d’être seule toute une journée. Seule, allongée sur la plage, le soir, sous les étoiles. J’ai préparé seule mon petit déjeuner. Seule encore, je suis allée jusqu’au bout de la jetée, où j’ai regardé les mouettes basculer, tournoyer et plonger à la recherche des miettes que je leur jetais. Une matinée de travail à mon bureau, puis j’ai pris un déjeuner tardif, seule sur la plage.

Ainsi séparée des êtres de mon espèce, je me sentais proche du reste de la création : de la timide symphémie qui derrière moi se nichait au creux d’un rocher déchiqueté par les marées ; de la maubèche qui devant moi marchait sans crainte à petit pas sur le bord luisant de la plage ; des pélicans qui battaient doucement des ailes au-dessus de ma tête, portés par le vent ; ou de la vieille mouette, tapie dans un coin, qui surveillait l’horizon. Je me sentais avec eux tous une sorte de parenté impersonnelle.

La beauté de la terre, de la mer et de l’air me touchait davantage ; je me sentais en harmonie avec elle, fondue, perdue dans l’univers, perdue comme dans le cantique qui monte d’une foule inconnue sous les voûtes d’une cathédrale.

Oui, dans ma solitude, je me sentais plus proche des hommes eux-mêmes. En effet, ce n’est pas la solitude physique, l’isolement physique qui vous sépare des autres, mais l’isolement spirituel. Une île déserte, des rochers sauvages ne vous isolent pas de ceux que vous aimez. C’est dans les régions sauvages de l’esprit et dans les déserts du coeur que l’on se sent perdu, étranger. Quand on est étranger à soi-même, on l’est également à autrui. Si l’on est plus capable de se trouver soi-même, on ne peut espérer rejoindre les autres. Que de fois, à la ville, entre amis, j’ai senti qu’un désert s’étendait entre moi et l’autre ! Lire la suite

Confession d’une conversion

La foi n’est pas une croyance, c’est une expérience.

Ce soir, il vient de m’annoncer qu’il me quitte. C’est fini. Oui. Fini. Trois mots qui mettent fin à une histoire de 20 ans. Je me suis mariée à 25 ans pour la vie, et j’ai construit toute ma vie sur mon couple et ma famille. C’était mon foyer, mon ancrage.

Alors, tout s’écroule. Ma vie, mon monde, mes croyances. Je sens le sol se dérober sous mes pieds, je suis perdue et anéantie comme si je venais de me prendre une batte de base ball sur le coin de la tête. Je n’ai rien vu venir ou je n’ai rien voulu voir venir. Il y a un divorce sur deux mais les statistiques ne m’intéressent pas tout comme les moyennes. Le divorce n’était pas pour moi. Je pensais faire partie de ces femmes que l’on ne quitte pas. Quelle arrogance !

Un tsunami.

Je suis au fond de mon lit et mes rendez-vous professionnels des semaines à venir s’annulent les uns après les autres. Comme une main invisible qui a pris les choses en main. Car je ne fais rien. Si, pleurer et me vider.

Pendant plusieurs semaines mon corps réagit violemment et réclame uniquement des compotes de pommes. Comme un pansement elles viennent tapisser un intérieur foudroyé. Sans doute un besoin d’avaler un peu de douceur pour apaiser.

Puis tout doucement quelque part en moi reprends le chemin de la vie…il y a mes 3 filles…et mon chien… et mes clients ! Alors chaque jour je me lève péniblement et je mets un pied devant l’autre, juste pour l’essentiel. Lire la suite

Virée spirituelle

Les vacances approchent, et qu’allons-nous faire me demandent mes trois princesses. Les copines ont des projets de ski, de Thaïlande…Et moi des projets de monastère…A la campagne au milieu de nul part.

« Quoi !? Tu veux nous emmener dans ton monastère maman, mais tu es complètement folle, qu’est-ce que l’on va faire là-bas, il n’y a rien à faire. Et puis vis à vis des copines, ça craint, c’est nul !  »

J’éprouve un profond besoin de transmettre également à mes filles autre chose que les voyages du bout du monde, facebook, la télé, les sacs Vanessa Bruno…Internet…Consommer, dépenser.

Alors, je parie pour une aventure peu ordinaire dans un endroit pour moi extraordinaire car effectivement il n’y a rien à faire. Juste être.

Et toutes les quatre qu’allons-nous en faire ? Je n’en sais rien. Elles partent armées de coussins péteurs. Et l’ambition de semer le brin. Cela promet !

Peut-être un miracle, sans doute un mystère, nous nous sommes retrouvées à partager…Juste rien. Et pourtant tellement. Etre ensemble. Et semer des graines dans leur coeur de tout autre chose, de différent du quotidien. Lire la suite

Pour une liturgie de l’orgasme

C’est par un après-midi d’hiver gelé, que la mine triste et découragée, j’arrive au monastère pour me réfugier et me réchauffer.

Elle est là pour m’accueillir, ma Soeur, mon guide spirituel. Celle avec qui je partage, je me nourris, je m’enrichis. En tant que femme et dans la quête spirituelle qui est la mienne.

Et, sans détours, je démarre ainsi notre conversation :

« Ma chère Soeur, j’ai la fièvre dans tout le corps, pour ne pas dire le feu au cul ! 😉 C’est l’enfer, c’est vraiment dur…Comment fais-tu, toi ? »

En toute simplicité, et avec une infinie tendresse, elle partage avec moi son expérience de femme qui a fait le choix, un jour, de renoncer pour la vie à un amour charnel. De celle qui est également confrontée à cette solitude.

Nous parlons alors de l’extase mystique, de Sainte Thérèse d’Avila et d’autres… De la sexualité et du plaisir au coeur même de la spiritualité comme un chemin incarné au plus profond de la chair. Et cela est pour moi totalement nouveau. Une découverte d’ un sujet que je croyais tabou au sein de l’Eglise et dans l’éducation religieuse qui a été la mienne. Lire la suite