Prendre soin de son écologie intérieure

« Pour faire la paix avec vous-mêmes, avec autrui et avec la nature, commencez par vous interroger sur votre activité professionnelle, sur votre vie quotidienne et sur votre façon de vivre. Quelle sorte de métier exercez-vous ? Il s’agit là d’une question essentielle : nos choix de vie révèlent l’harmonie ou l’absence d’harmonie qui caractérise notre rapport au monde. Difficile d’être en paix avec vous-même et avec ceux qui vous entourent si votre travail vous conduit à polluer la nature ! Mais combien d’entre nous ont choisi un métier absolument inoffensif pour l’environnement ? Combien d’entre nous l’exercent avec joie ? Combien se sentent comblés et satisfaits au plus profond de leur âme par leur activité professionnelle ? (…)

Nous vivons pour payer nos factures : y-a-t-il pire manière de gâcher sa vie ? »

Extrait « Pour une écologie spirituelle » de Satish Kumar, Editions Belfond.

Photo @ChristèlePerrot 2019

Réussir son Born out en entreprise

« Réussir son born out » en entreprise, n’est-ce pas le sujet de l’entreprise d’aujourd’hui ? L’histoire d’une renaissance (re-né-sens) que nous aurions à vivre, individuellement et collectivement ? Sans forcément passer par un burn out, bore out, brown out, cancer, AVC, dépression ou toutes ces maladies…Quoique parfois il semblerait que l’être humain ait besoin de se prendre un mur pour se réveiller !

Mais les murs ne sont plus à la mode. Désormais les mots à la mode sont « décloisonnement, transversalité, créativité, innovation, initiative, modèles disruptifs, travail en mode projet » et j’en oublie… Le tout sous contrôle d’un maitre mot qui ne prend aucune ride mais plutôt de l’embonpoint « performance ». Accompagnés des baby foot et autres jouets qui ont pour vocation de servir les injonctions de bien-être et de bonheur au travail auxquelles doit désormais répondre l’entreprise…Bientôt l’entreprise fera concurrence aux SPA 😉 ! Lire la suite « Réussir son Born out en entreprise »

Cercle de femmes équi-vies

Ces derniers mois, et notamment suite à mon intervention TEDx et le développement de sa visibilité sur youtube, j’ai reçu plusieurs demandes d’accompagnement de femmes. J’ai été invité à des petits déjeuners de réseaux féminins pour partager mon expérience…au cours desquels j’ai eu beaucoup de plaisir à me retrouver « entre femmes ».

Alors en cette fin d’année, et pour répondre à ces demandes, j’ai envie d’ouvrir « un cercle de femmes », dédié à un petit nombre. Pour celles qui travaillent en entreprise ou pas. Qui rencontrent des difficultés dans leur équilibre de vies. En burn, bore, brown out, ou pas ! En surcharge mentale ou pas. Qui ont envie de consacrer du temps pour elles-mêmes, pour leur projet professionnel en lien avec leur projet de vie. Un espace et un temps dédié à La Femme.. « Une chambre à soi » dont j’emprunte le titre au livre de Virginia Woolf que je n’ai jamais réussi à lire en entier mais j’adore le titre !

Ce cercle de femmes a pour vocation, pour thème « du projet professionnel au projet de vie ». Un sujet qui concerne la majorité des femmes que je rencontre et qui se confient. Un sujet qui parle de la difficulté que nous avons à trouver notre équilibre de vieS. Au coeur même d’un déséquilibre. Entre vie professionnelle, vie familiale, vie amicale, vie personnelle de femme, vie amoureuse d’amante d’épouse de compagne. Lire la suite « Cercle de femmes équi-vies »

Bulletin météo #2

Lundi 9 septembre. Je suis restée ici, je ne me suis pas enfuie. Mais je ne vais pas non plus m’habituer ni m’adapter comme certains et certaines me le préconisent, c’est terminé…Cette adaptation ! Et je ne vais pas m’enfuir. C’est ici que je vis. Que j’ai choisi de vivre aujourd’hui. La tempête qui m’habitait s’est calmée, sénénité est de retour !

J’ai remplacé mes amis les arbres par mes compagnons de route, humains, clients et amis. Que cela fait du bien de vous retrouver. Dans un face à face. Nous embrasser, nous regarder, nous sourire, nous écouter, nous raconter… Energisant ! J’ai aussi retrouvé l’eau en allant chaque matin marcher le long des quais, où j’ai pu admirer la beauté de ce Paris, de ses pierres éclairées par un soleil éclatant, de la Seine scintillante de mille feux. Lumineux ! J’ai même rencontré quelques mésanges sautillantes, les canards toujours fidèles et…les mouettes auxquelles j’ai plutôt envie de crier « vos gueules, vos gueules, les mouettes, Cessez de brailler dans l’écume, Pressez moi plutôt de vos plumes…Vos cris me cassent la tête ! « (J.Roubard) Lorsqu’à l’aube elles me réveillent, je m’imagine alors au port…Pour un nouveau départ. Aujourd’hui.

Oui j’ai cherché dans chaque coin et recoin la Nature. Celle qui me permet de continuer à vivre au coeur de la ville sans me laisser embraser par son rythme et sa frénésie. Beauté ! Grâce à laquelle je me sens reliée au plus profond de mon être. Celle qui m’habite. Et me rappelle combien je suis infiniment petite, infiniment rien à l’échelle de cette planète et pour tant…

Ces arbres, grâce auxquels j’ai découvert ma puissance et mon enracinement. Cette terre, grâce à laquelle je tiens debout, intérieure, chaque jour je me dois de continuer à la cultiver pour éviter de laisser les mauvaises herbes pousser. Défricher, arroser, nettoyer, planter… pour de nouveaux fruits, de nouveaux arbres. Restaurer ! M’arrimer dans ce qu’elle m’offre à vivre. Seule et avec vous, au coeur de la cité, dans un corps à corps.

Grâce & gratitude.

Bulletin météo

Lundi 2 septembre. Une rentrée compliquée. Violentée. Après deux mois pieds nus dehors avec les arbres et le chant des cigales, le ciel l’eau la terre la lune et les étoiles me voilà de retour dans une boîte à chaussure entourée de la ville du béton des buildings. Encastrée. Je ne trouve plus la lune. Je ne distingue plus les étoiles tant la ville brille de tous ses feux. Hachée. Et le bruit des voitures et autres engins à remplacé le chant des cigales. Et tous ces gens les arbres. Polluée.
Ma tête est farcie, en elle quelque part ne cesse de cogner à droite à gauche, nul répit… Hurler !
Bousculée dans le métro… La sonnerie des portes retentit les portes claquent…Ça sent la pisse. Agressée envahie. Là mais pas là. Où suis-je ou vais-je ? Là j’habite ? Déboussolée. De passage… Prochaine station je descends. Prochaine station je m’enfuis.

Jour de la lune

Aujourd’hui c’est le jour de la lune « Lunae dies », lundi. Et un lundi très particulier d’ailleurs pour la lune. Regardez comme elle est sublime ! Et pourtant je n’ai pas réussi à aller l’admirer en ce jour d’éclipse lunaire totale, je n’arrive pas à me lever…comme tous les lundis, ou presque.

Le réveil indique 9h40. Allez, debout ! Depuis 7h15 je vagabonde dans mes pensées, depuis que son réveil a sonné. Celui de mon chéri qui depuis belle lurette est parti travailler, lui ! Je l’ai entendu se doucher se raser mais j’ai mis ma tête sous l’oreiller. J’ai continué à dormir sans dormir. Juste un sursaut pour l’embrasser avant qu’il ne parte. Et hop, me voilà à nouveau sous ma couette. Mélange de pensées entre celle qui voudrait bien me culpabiliser à rester ainsi somnoler. J’aime me laisser aller à rêver, la tête dans la lune. « Quand même quoi, C’est lundi ! Alors ô boulot ! » Sommes-nous vraiment fait pour travailler ? Lire la suite « Jour de la lune »

120 000

Cent vingt mille. C’est le nombre de vues de la conférence TEDx que j’ai délivré en janvier 2017 à Strasbourg. Ils étaient 500 à l’époque, devant moi.

Cent vingt mille. C’est aussi le montant que j’ai investi entre le moment où je suis tombée et le moment où je me suis retrouvée sur cette scène à partager mon témoignage (17 ans, sans compter le temps passé)

Cent vingt mille euros investi dans du capital « vivant ». En séance de psy sur des modes différents en fonction des années et de mes avancées. Coaching professionnel. Formations. Supervision. Il faut dire qu’il y avait du boulot ! Bien entendu tout cela non remboursé par la sécurité sociale. Un investissement. Un choix.

J’ai grandi avec comme modèle l’épargne destinée à acheter des biens immobiliers, la pierre « on ne perd jamais d’argent avec la pierre », valeur sûre, m’a-t-on raconté, en prévision de la retraite aussi.

J’avais la pierre. Il manquait l’âme pour l’habiter.

Alors j’ai finalement choisi d’investir dans un autre genre de capital. Le capital vivant. Moi. J’ai choisi d’investir dans ma relation avec ma vie, en priorité. Pour réussir à dérouler en moi ce chemin que certains nomment destin. Et répondre à cette question « qui suis-je » ?

Cent vingt mille vues. Cent vingt mille euros.

La question n’est pas le nombre en soi. Mais plutôt ce qu’il dit du message et de l’investissement réalisé pour parvenir un jour à porter une voix qui au delà de l’histoire personnelle délivre un message universel. Sans aucun doute cela se passe désormais au-delà de moi, et révèle la puissance du témoignage qui permet grâce à la rencontre, de transmettre à l’autre, un message, une clé, une main tendue pour aider chacun et chacune à continuer à marcher. À se mettre au monde. À vivre dans le monde et avec le monde. À trouver sa place.

Et vous ? Au regard de votre histoire personnelle que pourriez vous transmettre et partager avec le monde ? Lire la suite « 120 000 »