L’art d’écouter les battements de coeur

C’est dimanche soir, 21h30, et j’ai envie de me retrouver seule, sous ma couette, dans le noir, à écouter la nuit et mon monde intérieur. Je me surprends alors à entendre les battements de mon coeur. De plus en plus fort. Il est là, et tranquillement, il bat. Alors je commence à penser à sa vie. Depuis 47 ans jour et nuit il ne s’est jamais arrêté. Et grâce à lui, je vis. Grâce à lui je viens aussi de passer un merveilleux week-end. Tout à l’heure je vais m’endormir et lui va continuer de veiller, de me veiller, de battre pour que je puisse fermer les yeux et me reposer. Ce que lui ne fait jamais. Puisque sans lui et son battement je ne serais pas.

Alors je me sens émue et je le remercie. Ce que je crois je n’avais jamais fait jusqu’à présent tant il faisait partie de moi, de ce à quoi je ne fais guère attention, de ce qui peut paraître si « normal » au point de l’oublier.

Peut-être est-ce livre qui a contribué à réveiller cette envie d’une écoute toute particulière de ce qui bat en moi. De ce qui bat en l’autre.

« L’art d’écouter les battements de coeur », de Jean-Philippe Sendker. Lire la suite L’art d’écouter les battements de coeur

Repenser notre relation au monde

repenser notre relation au mondeLe temps des vacances d’été est pour moi le temps d’une coupure avec le monde extérieur. Qu’il soit professionnel, social et sociétal. Le temps d’un autre rythme destiné à nourrir la flamme intérieure. Pour moi, pour ceux que j’aime et pour notre monde qui a besoin de toutes nos lumières pour éclairer de nouvelles voies.

Alors, avant de me retirer je tiens  à partager avec vous cette fable pour accompagner votre été. Une invitation à revisiter notre relation au « monde » et peut être ainsi veiller à l’alimenter autrement.

C’est l’histoire d’un homme qui va trouver un sage pour apprendre auprès de lui.

  • Dites-moi, vous qui êtes sage, qu’est-ce qu’il y a dans votre esprit ?
  • Dans mon esprit, il y a deux chiens, un noir et un blanc. Le noir est le chien de la haine, de la colère et du pessimisme. Le blanc est celui de l’amour, de la générosité et de l’optimisme. Ils se battent tout le temps.

Le disciple est un peu surpris.

  • Deux chiens ? Qui se battent ?
  • Oui, pratiquement tout le temps.
  • Et lequel gagne ?
  • Celui que je nourris le plus.(1)

Oui il y a en chacun de nous ce chien noir et ce chien blanc qui se battent constamment, ou presque…et nous avons le choix de nourrir l’un ou l’autre et, à l’heure où notre monde politique et médiatique nourrit sans relâche et inlassablement le chien noir, je vous propose, je nous propose, de prendre le temps de cette trêve pour nourrir notre chien blanc, et participer ainsi à faire grandir notre humanité.

(1) Fable amérindienne extraite du livre « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » Raphaëlle Giordano – Editions Eyrolles

 

 

Equi-vieS en version Kindle !

christelep_DU_BURN_OUT_A_LA_PERFORMANCE-5Après le papier voici la version kindle d’équi-vieS, pour accompagner vos vacances en toute légèreté !

Et quelques témoignages qui me touchent et que je partage ici avec vous.

« Un livre juste, profond et plein d’espérance sur un sujet abordé habituellement par les experts de façon docte et superficielle. » Liedr

« C’est un beau travail de recherche, bien écrit et facile à lire. C’est aussi le récit d’une démarche personnelle sur un sujet d’actualité. Je l’ai lu avec le double regard de mon expérience de médecin très orientée vers le dialogue avec les autres dans une spécialité qui n’est pas anodine dans la vie des couples venus nous voir, et aussi avec l’expérience du handicap qu’il faut en permanence dépasser et apprendre à gérer avec philosophie… pour, tout simplement rester debout et en repousser les limites. Je pense que l’on peut en conseiller la lecture et en retirer beaucoup de satisfaction  » JP Lire la suite Equi-vieS en version Kindle !

Equi-vieS – Du burn out à la performance en vente sur amazon !

Christele_Perrot_equi-vies_du burn_out_a_la_performanceComment trouver en soi le centre de gravité de sa vie pour la conjuguer au pluriel ?

Avec Equi-vies © !

Désormais en vente sur Amazon, ou auprès de son éditrice. 

Et je serai très heureuse d’avoir vos retours !

A très bientôt pour une dédicace !

ACHETER EQUI-VIES ICI

 

Equi-vieS – Du burn out à la performance, prochainement en vente !

Christele_perrot_équi-vies

Aujourd’hui est un grand jour ! J’ai reçu le bon à tirer…de mon livre !

Equi-vieS, du burn out à la performance.

Comment rester en équilibre dans des périodes de déséquilibres et considérer tout changement comme une opportunité de croissance ? C’est ce que nous propose de découvrir Christèle Perrot avec «  Équi-vies – Du burn out à la performance », un témoignage à plusieurs voix. Celui d’une femme qui a traversé l’expérience du burn out et qui est partie en quête d’elle-même pour retrouver le chemin de la vie et renaître. Celui d’une Consultante en Relations Humaines qui en a développé une démarche d’accompagnement, Équi-vies©, pour aider chacune et chacun à trouver en soi le centre de gravité de sa vie pour mieux la conjuguer au pluriel.

Avec une préface de Clara Gaymard, co-fondatrice de RAISE et presidente dus Women’s forum. Ancienne Presidente et CEO de GE France.

Je suis si heureuse ! Sortie en mai.

 

Aujourd’hui je choisis la joie !

Aujourd'hui je choisis la joieFace à la terreur qui est venue éveiller en moi la colère, la tristesse, le dégoût, la rage…la violence…et couvrir d’un voile de cendre mon état interne de bonheur au point de me sentir « plombée », j’ai éprouvé le besoin de trouver une façon de raviver ma joie, de la nourrir et de l’entretenir, au quotidien.

J’ai cherché à me renforcer pour mieux continuer à aller bien quand le monde va mal. Pour garder cette juste distance qui me permet de me sentir concernée sans pour autant me laisser abîmée par ce qui ne m’appartient pas, par ce sur quoi je n’ai pas la main. Je n’ai pas la main sur les autres et le reste du monde. Par contre, j’ai la main sur moi, et si je vais bien, je contribue aussi à aider les autres à aller bien, et à construire un monde qui va mieux.

En plus des « bains d’amour » que j’ai multiplié avec ceux que j’aime, je me suis tournée vers ceux que je nomme mes « passeurs de vie ». Ce sont ceux qui par leurs mots me transmettent aussi la vie et m’aident à me re-connecter à ce qui me permet de continuer à marcher, sans perdre pied, quand je me sens ébranlée par un environnement qui va mal. Lire la suite Aujourd’hui je choisis la joie !

Eloge de la none tantrique

J’ai sept ans. Je suis en cours de gymnastique avec comme exercice du jour : grimper en haut d’une corde lisse. C’est bien difficile pour la petite fille que je suis. Jsex&sixty - éloge de la none tantriquee suis nulle en la matière et ce n’est vraiment pas mon truc. Je me revois, tant bien que mal, m’agripper et me hisser, pour atteindre ce sommet, lorsque je sens tout à coup dans mon bas ventre une douce chaleur qui m’envahit jusqu’à l’avènement d’une jouissance extrême.

Mais que m’arrive-t-il ? Comment je vais redescendre de là ? J’ai si peur d’être démasquée par mes petits camarades ou par la maîtresse, accrochée à cette corde ! Vous imaginez bien qu’à compter de ce jour, les cours de gymnastique et mes montées de corde prirent une autre dimension, et c’est en dansant que je m’y rendais !

Ainsi, c’est bien jeune que j’ai eu la chance de découvrir le désir/le plaisir au creux de ma chair, plaisir que j’ai su accueillir et qui ne devait plus me quitter… avec malgré tout, pendant un certain nombre d’années, une culpabilité nourrie et entretenue par les protagonistes de la religion catholique qui se chargeaient de mon éducation sexuelle sur le mode « ma fille tu seras vierge à ton mariage  » ! Lire la suite Eloge de la none tantrique

Réinventons les diversités

réinventons les diversités_christeleperrot_patrick_banon« Réinventons les diversités » c’est le titre du livre de Patrick Banon, spécialisé en systèmes de pensée et sciences religieuses, chercheur affilié à la Chaire Management&Diversité de l’université Paris-Dauphine, que j’ai eu le plaisir d’accueillir récemment au sein du club de dirigeants apm (association Progrès Management) que j’accompagne.

C’est aussi un sujet qui m’anime et qui est au coeur de mes démarches professionnelles, qui consistent à accompagner les entreprises dans la mise en oeuvre des politiques diversités. Convaincue que c’est dans cette diversité à construire que se trouve la principale source de création de valeur pour l’entreprise d’aujourd’hui et de demain. En d’autres termes, cela consiste à aider les dirigeants et leurs équipes à intégrer la singularité. C’est à dire l’unique, le différent, le autrement. Cette altérité qui vient s’exprimer et se stigmatiser aujourd’hui sur les sujets de la mixité, du handicap, de l’inter-générationnel, du religieux, de l’orientation sexuelle… Mais qui, de mon point de vue, parle en premier lieu de ce qui se joue en chacun de nous dans notre difficulté à accueillir et intégrer « l’autre » en nous  dans toutes ses dimensions.

Notre relation au « différent » parle de nous, que ce soit dans notre façon de l’admirer et/ou de le dénigrer. Notre façon d’appréhender, de regarder le handicap visible ou non, la femme ou l’homme…parle de notre relation à nos propres handicaps, de notre relation au principe féminin et au principe masculin… dont nous sommes tous porteurs, hommes et femmes. Lire la suite Réinventons les diversités

La troisième révolution industrielle

christele_perrot_Reiser_troisième_révolution_industrielle« Nous sommes responsables de ce que nous vivons. Il n’y a pas de crise. Il y a une « crise » française dans une crise européenne, dans un monde en croissance. Les élites ne travaillent pas, elles s’agitent… »

C’est ainsi que Christian Saint Etienne démarre son intervention sur le thème de la troisième révolution industrielle, au sein du club de dirigeants Apm (Association progrès du management) que j’accompagne et je… jubile !

Il a gardé son ton professoral, un air sérieux voire même austère et il sait captiver et retenir mon attention, comme il savait déjà le faire il y a plus de 20 ans à Dauphine, en cours d’économie. Il n’a pas pris une ride, son intervention non plus ! Et contrairement à la plupart des économistes qui savent m’endormir et dont j’ai l’impression d’entendre les mêmes discours ronronnants depuis 20 ans, lui m’interpelle et parle une langue commune à la mienne même si je suis une « nouille » en économie !

Enfin quelqu’un qui parle aussi de mutation et non de crise ! S’il vous plait, changeons nos mots, cela nous permettra de changer nos regards, d’ajuster nos actions et d’envisager le monde dans une autre perspective. Cessons d’attendre un retour aux trente glorieuses et à des taux de croissance qui ne reviendront jamais, comme ceux que certains ont connu (pas moi !). Nous sommes en train de vivre une mutation, celle du monde 3.0. Lire la suite La troisième révolution industrielle

Sur mon île

« Je viens d’être seule toute une journée. Seule, allongée sur la plage, le soir, sous les étoiles. J’ai préparé seule mon petit déjeuner. Seule encore, je suis allée jusqu’au bout de la jetée, où j’ai regardé les mouettes basculer, tournoyer et plonger à la recherche des miettes que je leur jetais. Une matinée de travail à mon bureau, puis j’ai pris un déjeuner tardif, seule sur la plage.

Ainsi séparée des êtres de mon espèce, je me sentais proche du reste de la création : de la timide symphémie qui derrière moi se nichait au creux d’un rocher déchiqueté par les marées ; de la maubèche qui devant moi marchait sans crainte à petit pas sur le bord luisant de la plage ; des pélicans qui battaient doucement des ailes au-dessus de ma tête, portés par le vent ; ou de la vieille mouette, tapie dans un coin, qui surveillait l’horizon. Je me sentais avec eux tous une sorte de parenté impersonnelle.

La beauté de la terre, de la mer et de l’air me touchait davantage ; je me sentais en harmonie avec elle, fondue, perdue dans l’univers, perdue comme dans le cantique qui monte d’une foule inconnue sous les voûtes d’une cathédrale.

Oui, dans ma solitude, je me sentais plus proche des hommes eux-mêmes. En effet, ce n’est pas la solitude physique, l’isolement physique qui vous sépare des autres, mais l’isolement spirituel. Une île déserte, des rochers sauvages ne vous isolent pas de ceux que vous aimez. C’est dans les régions sauvages de l’esprit et dans les déserts du coeur que l’on se sent perdu, étranger. Quand on est étranger à soi-même, on l’est également à autrui. Si l’on est plus capable de se trouver soi-même, on ne peut espérer rejoindre les autres. Que de fois, à la ville, entre amis, j’ai senti qu’un désert s’étendait entre moi et l’autre ! Lire la suite Sur mon île