Lâcher prise

Lâcher_prise_christelechauchereau J'ai juste envie de remercier ma fille de s'être cassée le bras au mois de juin. Un mois très chargé, trop chargé, d'un point de vue familial et professionnel. Où j'ai couru après les fêtes d'écoles, les rendez-vous, les inscriptions pour la rentrée, les pots d'adieu, les barbecues, les formations et les coachings et…… grâce à l'une de mes filles, j'ai eu la chance de me retrouver enfermée dans une salle d'attente, aux urgences, à attendre… et encore attendre, que ce soit notre tour…. Et forcément un bras cassé à côté de ceux qui sont en train de mourir…cela peut attendre une journée !;) Attendre encore pour les contrôles, les radio…..

Juste elle et moi, à ne rien faire, rien penser…

Juste regarder le temps s'écouler…

Alors le temps a pris une autre dimension…. Et après quelques énervements pour demander si l'on ne nous avait pas oubliées(;))…j'ai lâché prise et j'ai accepté. J'ai accepté de faire la queue, de suivre le processus et les procédures longues de l'hôpital.

Et alors tout est devenu différent, apaisant. J'ai pris ce temps pour être juste avec elle, souffler… et me regarder courir. Et au fond de moi j'ai souri. Il fallait sans doute que Valentine se casse un bras pour que je m'arrête, pour qu'elle puisse passer un peu de temps avec moi et que je puisse également passer ce temps avec moi-même.

Je lui ai dit que la prochaine fois qu'elle avait envie de passer du temps avec moi, elle avait le droit de l'exprimer autrement et que nous pourrions organiser cela autre part, ailleurs que dans un hôpital !:) Elle a ri, nous avons ri…ce fut bon. Juste d'être là et d'accepter qu'il en soit ainsi.

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Crise ou anti-crise et légèreté !

Anti-crise_christelechauchereau J'ai découvert en lisant Anna Piot, les petits cahiers d'exercices du "bien-être"…et en flânant la semaine dernière à la FNAC, je les ai trouvés près de la caisse ! Intéressants, pertinents, sérieux… à lire aussi avec des crayons de couleur et un brin de légèreté !

Rose, bleu, vert, vraiment sympathiques et sur des thèmes indémodables tels que l'estime de soi, le lâcher prise, le bonheur et ce "petit cahier d'exercices ANTI-CRISE"

Tandis que je m'apprêtais à écrire ce billet, je découvrais celui d'Anna "Manuel ANTI-CRISE et entrainement au bonheur !". Elle a choisi le jaune, j'ai choisi le bleu !;)

Effectivement, le terme crise est sans doute celui qui est le plus utilisé ces derniers mois….

J'avais retenu qu'en japonais il s'écrit avec 2 idéogrammes dont l'un signifie DANGER et l'autre OPPORTUNITE et il vient du grec Krisis qui veut dire "JUGEMENT, DECISION".

Soit, une période critique qui invite à réfléchir pour faire autrement, à se poser, trier, jeter, ranger, transformer, créer, innover…. Une période en général très inconfortable….Et pourtant d'expériences, j'ai toujours remarqué qu'au bout du tunnel, il y a toujours la lumière !. Très facile à dire quand on est pas dans le tunnel, et difficile à entendre quand on est dedans et que l'on ne voit pas le bout !;)

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Le sumo qui ne pouvait pas grossir

Le_sumo_qui_ne_pouvait_pas_grossir_christelechauchereau J'aime beaucoup les livres de Eric-Emmanuel Scmitt. Je pense les avoir presque tous lus….
Oscar et la dame rose, Milarepa, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran… A chaque fois ils me font du bien, ils me reposent, ils me touchent…De belles histoires, métaphores, analogies…
Je suis donc partie faire une trêve (lire ici Trêve) sur un bord de mer que j'affectionne particulièrement, avec "le Sumo qui ne pouvait pas grossir".

Avant de lire ce livre, je n'aimais pas du tout les combats de sumo, je les voyais comme Jun, le personnage principal : "des tas de lard de deux cents kilos en chignon, quasi nus, un string de soie dans le cul". Aujourd'hui, je les regarde autrement….;)

A la première lecture, j'ai trouvé du calme, du silence ce dont j'avais sans doute le plus besoin. Également le rappel de ce que j'avais enfoui ces derniers temps à savoir que "le but ce n'est pas le bout du chemin, c'est le cheminement."

Et que "derrière les nuages il y a toujours le ciel".(Et oui !:))

Et puis voilà…je laisse le livre en vacances pour ceux qui passeront par là. Sans plus…

Et pourtant les jours sont passés et les mots me sont revenus autrement et je vous livre ici un passage:

"Alors que j'étais maigre, long, plat, Shomintsu s'exclamait en passant devant moi :

– Je vois un gros en toi.

– Va te faire foutre !".

(…)

– "Comme vous dites : j'y arrive ! le but, c'était d'y arriver (…). Le gros en moi, ça y est je le vois : le gros, ce n'est pas le vainqueur des autres, mais le vainqueur de moi ; le gros, c'est le meilleur de moi qui marche devant moi, qui me guide, m'inspire. Ça y est, je le vois le gros en moi" (…)

Et seulement alors je commence à méditer sur "le gros en moi", sur "qui est ce gros en moi ? " et les obstacles internes qui entravent mon chemin, pour lui laisser toute la place et le faire vivre…."Ce gros en moi !" 🙂 que parfois, même, certains voient en moi et que je ne vois pas !

Et vous, qui est "ce gros en vous"? celui qui "vous inspire", "le meilleur de vous" ? et comment faites vous pour le voir et le laisser s'épanouir ?

A lire et à offrir…:)



La quête de sens

Le-bourreau-de-l-amour-christelechauchereaujpg
Après « Mensonges sur le divan », « Et Nietzsche a pleuré », je viens de terminer « Le Bourreau de lamour » de Irvin Yalom.
Jai trouvé ce roman également passionnant et riche denseignements,
personnellement, et au regard de mon métier de coach. Même sil sagit
de thérapie et non de coaching, nous sommes bien toujours dans
laccompagnement et la relation daide.

Ce que jai envie de partager avec vous cest en quelques sorte une révélation (pour moi !), une réponse à la question du sens de la vie. Quelques lignes, en début de préface, éclairantes à cette question qui
a été récurrente dans ma vie, et qui reste une question que je rencontre aujourdhui dans le cadre de mes interventions de coaching et de formation.

Dès les premières pages, Irvin Yalom écrit :  » Dans une thérapie comme dans la vie, le sens est un dérivé de lengagement, et cest dans cette direction que les psychothérapeutes doivent diriger leurs efforts – non que lengagement fournisse la réponse rationnelle aux questions sur le sens de la vie, mais il ôte toute importance à ces questions. »

Je n’avais pas fait le lien entre engagement et sens, jusquà la lecture de ces mots. Et, effectivement, je réalise combien lorsque je suis engagée (ce que je suis aujourdhui et ce qui na pas toujours été le cas), alors la question du sens ne se pose plus…. Elle na plus de raison dêtre….

Comment cela raisonne pour vous ?

Dans l’intimité du coaching

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J'ai rencontré André par la blogosphère et j'ai été touchée par ses mots.

Quand je les lisais, ce qui venait à moi c'était le calme, la douceur, le "prendre le temps"… le silence, le profond.

En un mot : l'intime.

Je me suis sentie proche… De sa pratique, de son "art de changer" et j'ai eu envie de lire son livre "Dans l'intimité du coaching".

Au travers de situations concrètes de coaching André nous fait partager sa pratique où la relation de coaching est au cœur de celle-ci. J'ai aimé ses points "A retenir", contenus et apports théoriques éclairants.

Et je me suis dit que ce livre était aussi bien destiné aux professionnels, qu'aux non-professionnels. Justement à ceux qui se demandent ce qu'est le coaching, en quoi cela consiste et comment cela se déroule.

Une relation, un art, bien au-delà des techniques, ce dont le livre d'André traite avec beaucoup d'humilité, de "tranquille"….ET de PROFESSIONNALISME.

J'ai passé un doux et bon moment, intime, apprenant, m'invitant à la réflexion et à la mise en perspective de ma pratique.

Merci André.

Dans_ l'intimité_du_ coaching

L'intimité, qu'est ce que c'est pour vous ?

Et Nietzsche a pleuré

Irvin-yalom_christelechauchereau J’ai découvert Irvin Yalom avec « Mensonges sur le divan », que j’ai beaucoup aimé….. Je me suis régalée en lisant « Et Nietzsche a pleuré » !

Un roman remarquable. Mélange de psychanalyse, de philosophie, Irvin m’a plongée au cœur de la relation d’aide. J’ai ri, j’ai appris, j’ai réfléchi….. Je me suis enrichie.

Il m’a invitée à revisiter mon propre cheminement, les étapes qui m’ont conduites à l’analyse pour me libérer de mes démons ; identifier les différentes parties qui m’habitent ; comprendre et m’affranchir de mes projections; la signification des rêves. Un processus souvent difficile à exprimer, à expliquer, et qui, au travers de ce roman, prend une dimension accessible à chacun.

Un voyage au cœur de l’intimité de l’être humain merveilleusement bien retranscrit.

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J’ai toujours le choix

Nietzsche_christele_chauchereau « Avez-vous vécu votre vie ? Ou bien est-ce votre vie qui vous a vécu ? L’avez-vous choisie ? Ou avez-vous été choisie par elle ? L’avez-vous aimée ? Ou la regrettez-vous ? (..). »

« Ces questions… Mais vous en connaissez la réponse ! Non, je n’ai pas choisi ! Non je n’ai pas vécu la vie que j’ai voulue ! J’ai vécu celle que l’on m’a donnée (…). J’ai été enfermé dans ma propre vie. »

« (…) Et c’est là la cause première de votre angoisse (…) Qu’il est terrible de vous entendre dire que vous avez vécu la vie qu’on vous a donnée ! De vous voir affronter la mort sans avoir jamais réclamé votre liberté, si dangereuse fût-elle ! »

« Friedrich, dit-il, toutes ces belles phrases forcent mon admiration et éveillent mon âme. Mais Dieu qu’elles sont éloignées, très éloignées de ma vie ! En quoi réclamer ma liberté pourrait changer le sort qui est le mien ? Comment puis-je être libre ? Je ne suis pas dans la même situation que la vôtre, vous, jeune homme ayant abandonné une carrière universitaire étouffante. Pour moi il est trop tard ! J’ai une famille, des employés, des patients, des étudiants (…). Il est beaucoup trop tard ! Nous pouvons bavarder des heures et des heures durant, certes, mais je ne peux changer ma vie, dont les fils sont trop intimement mêlés à ceux d’autres vies… »

Je vous livre ici un passage du livre de Irvin Yalom intitulé « Et Nietzsche a pleuré ». 1882. L’auteur met en scène une rencontre fictive entre le Docteur Breuer, ancêtre de la psychanalyse, et Nietzsche. Nietzsche a pour rôle d’être le « médecin du désespoir » du Dr Breuer, d’où cet entretien entre les deux hommes.

Ce passage raisonne chez moi à plusieurs niveaux.

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