Quand la mort l’emporte

Sans crier gare sans dire aurevoir, elle est partie. Elle a quitté la vie elle a choisi la mort et pourtant … Elle avait des amis, elle était maman, elle était jeune, belle, rayonnante, elle aimait la vie. Et pourtant… la veille de la rentrée elle a choisi de nous planter.

Sans crier gare sans dire aurevoir elle a choisi la mort.

De celle qui tue, là, sans détours et sans retour… et qui nous laisse avec notre tristesse et notre colère…de ne pas avoir su entendre le râle de la plainte qui peu à peu étouffe, de ne pas avoir vu venir le venin de la mort peu à peu l’envahir… au point de l’emporter.

La veille de la rentrée elle s’est suicidée. Avec son franc-parler auquel nous étions habitués, cette fois-ci elle a dit « fuck » à la vie, ses ennuis, ses ennemis, ses soucis. Après avoir tant hurlé, c’est en silence avec un bras d’honneur qu’elle s’en est allée pour s’abîmer. Pour la vie.

Alors qu’elle nous donnait à voir sa lumière…c’est la nuit qui peu à peu l’emportait… éprouvée dans des combats qui l’ont menée vers le trépas. Mais nous, on la croyait, on la voyait forte et pleine  de vie ! Et pourtant…peu à peu elle s’enfonçait dans les ténèbres d’une mort assurée qu’elle a fini de choisir par épouser, à défaut de réussir parmi nous à exister.

Alors elle nous ramène elle nous rappelle les limites de notre humanité, la fragilité de nos âmes  souvent blessées qui ont besoin d’être aimées entourées choyées. De ces âmes que l’on croit fortes que l’on voit lumineuses, et pourtant ….Cela ne dure qu’un temps. Derrière la lumière rayonnante se cache souvent l’ombre menaçante. Celle qui fait peur et que l’on préfère taire. Car elle fait braire !

Que ta lumière continue à briller en nos cœurs endeuillés. Et que ta mort nous rappelle combien en nous, nous avons à nourrir le bon le beau le bien et la lumière. Pour éviter de donner à la mort le loisir de nous envahir au gré des tempêtes de nos vies …. Tapis dans l’ombre tu nous montres une fois encore qu’elle sait retentir sans prévenir. À nous de veiller pour rester animés.

Que ta lumière continue à éclairer nos vies … Que ta lumière continue à éclairer nos nuits.

 « Si j’ai occupé dans ta vie une place lumineuse, le sens de l’aventure est désormais de la remplir toi-même : sois ce qu’en moi tu as aimé, garde vivant ce que nous avons frôlé ensemble de plus haut ». Auteur inconnu.
Photo FesesiFeneni

Au ministre de l’Education nationale

Suite au discours de rentrée de Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Education nationale

Cher Jean-Michel,

En cette nouvelle rentrée, alors que vous venez de prononcer vos voeux destinés aux dirigeants de nos écoles, pour construire notamment une école de la confiance, je veux partager avec vous et le reste du monde mon coup de coeur de la rentrée, ce témoignage de Logan, en espérant qu’il puisse vous inspirer et vous aider à construire une école de la Vie !

Logan Laplante, ce jeune homme de 13 ans qui a décidé d’arrêter l’école pour devenir un « Hacker de l’école » est aujourd’hui sur scène pour un TEDx qui dépasse déjà le million de vues. Il nous donne une leçon de vie dont nous avons à entendre les messages, pour continuer à nous remettre en question. Ecoutons nos enfants !

Alors que ma troisième et dernière fille entre en Terminale, que je me dis « ouf » c’est bientôt terminé pour elle (et pour moi !), et que je pourrais me taire, écouter Logan me ramène à la petite fille et à l’adolescente que j’ai été et me pousse à prendre à mon tour la parole. Pour tous ces enfants en souffrance dont j’ai fait partie et dont je me sens si proche aujourd’hui, qui cette semaine reprennent le chemin de l’école. Avec une boule dans le ventre. Eux, et je parle bien de ceux qui souffrent, pour la majorité, n’ont pas la possibilité de faire le choix d’arrêter l’école. Ils ne pleurent plus mais ils développent des maladies en tout genre, symptômes de leur mal être, de leur « mal à être ». Dans un système devenu archaïque, à réinventer. Lire la suite Au ministre de l’Education nationale

Réinventer sa relation au travail

Suite « Retour du temps sabbatique »

31 décembre 2013. Fin de mon année sabbatique. Plus précisément, fin d’une année où le travail ne faisait plus partie de mon quotidien. Et demain j’y retourne. Enfin après-demain parce que demain c’est férié. Je n’ai plus de clients, ou plus exactement il m’en reste un seul. Plus de bureau. La seule chose que je sais c’est que je veux continuer à développer axcime. Comment ? Je n’en sais rien, mais différemment c’est certain.

Axcime a 8 ans. Les 7 premières années je les ai consacrées à me former, à apprendre mon métier et me professionnaliser grâce à une activité essentiellement tournée vers la formation pour cadres dirigeants au sein de grands groupes, sur des sujets variés comme le management, la communication, le développement personnel, la vente et la négociation. Et principalement en sous-traitance d’un cabinet de conseil. Axcime existe encore assez peu en direct face aux clients. Mais à la fin de ces 7 années, je sais que la suite sera autrement. En attendant je ressens un profond besoin de faire un stop. Pour une année destinée à « être » avec moi et ceux que j’aime. Voilà qui est fait, et maintenant j’ai besoin et j’ai aussi envie d’y retourner même si au fond de moi, j’ai peur !!! Lire la suite Réinventer sa relation au travail

Penser notre animalité

« Hommage à Voltaire ! »

Ce sont les philosophes Grecs et surtout Aristote qui a défini l’homme comme « un animal pensant ». Pour le différencier de l’animal. Et sans doute avons-nous vite oublié « animal » pour nous concentrer sur « pensant ». C’est ainsi qu’aujourd’hui, j’ai à coeur de rendre hommage  à Voltaire, celui qui a été pour moi le premier « maître » à me conduire vers ma nature « animale ». Du latin « anima » (Souffle, âme). De ce qui m’anime, me met en vie. 

Pendant plusieurs années j’ai résisté à une demande familiale, avoir un chien. Quelle idée ! J’avais déjà 3 enfants, c’était bien assez non ?! Et puis voilà qu’en changeant de vie professionnelle, de la banque aux relations humaines… J’ai lâché… et Voltaire est arrivé l’année du V ! Un magnifique Golden Retriever aussitôt aimé, à peine nos regards se sont-ils croisés. Et pourtant, pendant de nombreuses années, je n’y voyais que les contraintes, des crottes à ramasser, des gardes à organiser, des dépenses de nourriture et de vétérinaire, des poils partout et des pattes sales à nettoyer…et pour au moins 15 ans ! Bref, ce n’était pas pour moi. D’autant plus que je portais un regard plutôt critique sur les maîtres gâteux de leurs animaux, dont je ne comprenais pas comment ils pouvaient nourrir des sentiments aussi forts à l’égard de leurs bêtes, qui n’étaient pour moi que bêtes ! Et dont je ne supportais pas non plus de marcher sur des trottoirs salis par leurs excréments non ramassés par des maîtres que je jugeais alors tout aussi bêtes que leurs bêtes ! Le chien n’avait pas sa place en ville, le chien n’avait pas de place dans mon foyer, même si à l’époque j’avais un jardin. Et je préférais satisfaire la demande d’animal de mes enfants par des poissons rouges…qui mourraient régulièrement, et dont il était assez facile de se débarrasser en tirant la chasse d’eau ! Lire la suite Penser notre animalité

La fin du poulailler

Suite de « maman poule démissionne »…

Aujourd’hui c’est la fin du poulailler. Je vous l’avais annoncé et ça y est maman poule déménage ! Sans ses poules ! Enfin presque…

Ma dernière de 17 ans est bien partie en pension, comme elle l’avait demandé. « La providence » a su l’accueillir et je me sens désormais libérée puisque cette école a pris le relais pour poser le cadre bienveillant dont elle avait besoin pour se mettre au travail. Ce que je ne réussissais pas à faire, plus à faire. Ce changement s’avère être un succès, puisque ma petite poule termine l’année première de classe ! Ce n’était pas du tout un objectif pour moi, pour elle oui. Je suis très fière d’elle. De son courage, de sa volonté et de sa détermination à faire de ce choix difficile une réussite…Car malgré tout, les semaines sont dures et le dimanche soir c’est cafard !

Simultanément j’ai aidé l’une de mes ainées à arrêter une première année d’études… dans laquelle  visiblement elle n’était pas à sa place. Je la voyais dépérir dans un environnement qui l’encourageait à persévérer car « les premières années d’études c’est toujours difficile » lui disait-on et elle n’allait pas perdre une année ! Et bien non, je ne suis pas du même avis. Bien vivre c’est maintenant tout de suite, et je refuse la souffrance au travail qui est pour moi l’expression de besoins fondamentaux non respectés. Je l’ai aidé à se respecter… à faire de cette année une expérience positive pour construire la suite autrement. Résultat, elle s’est envolée aux Etats Unis pour apprendre l’anglais et expérimenter « l’étranger ». Quant à sa soeur jumelle, elle reste une étudiante heureuse, à l’étranger aussi. Ouf ! Lire la suite La fin du poulailler

Tricoter un jour

Et voilà, j’ai terminé ! De tricoter mon plaid destiné à me tenir chaud….Et maintenant que c’est le printemps je n’ai plus qu’à trouver un placard pour le ranger pour l’hiver prochain ! Mais j’ai trouvé mieux, je l’ai offert à l’une de mes filles qui est enchantée…

Je n’avais pas tricoté depuis la grossesse de mes jumelles, où, allongée pour couver, je tricotais des chaussons, par dizaine, en regardant pousser mon ventre…Chaussons qu’elles ont d’ailleurs à peine portés… Et puis cet hiver, l’envie du tricot m’a reprise. En observant certaines femmes dans le métro. Alors j’ai tapé « tricoter » sur google, pressée de commencer et j’ai découvert un site que j’ai trouvé magnifique « we are knitters » où j’ai commandé de la belle laine et de belles aiguilles en bois !

Et me voilà, dans mon canapé, à peine rentrée, avec un rang à l’endroit, un rang à l’envers, un rang à l’endroit, un rang à l’envers. Avec l’aide d’un tutoriel j’ai retrouvé comment monter des mailles, et ce que point de riz, jersey et point mousse signifient…Ce qui ne m’a pas empêchée de me tromper et de ne pas respecter le patron ! Mais tant pis…Il est magnifique ! Lire la suite Tricoter un jour

Retour du temps sabbatique

Ce matin en arrivant au bureau, après douze jours de vacances, je sens que c’est difficile…de changer de rythme et de m’y remettre. Et pourtant je suis mon propre patron, j’aime ce que je fais et je choisis mes clients, le paradis non ?

Mais là n’est pas la question.

Regardez d’où je viens ! Je serais bien restée dans ce paradis là, allongée sur ma chaise longue, à l’ombre des palmiers ! Et en même temps je suis aussi très contente d’être rentrée.

Ce difficile, c’est comme tout à coup un enfermement que je ressens…Dans un cadre qui se matérialise tant sur le plan physique en me retrouvant Paris 8ème dans mon bureau, que sur le plan des activités « choses à faire »… Rupture avec ce que je viens de vivre en pleine nature parfois même sauvage…. Alors par où je commence ? Faire une liste ? Je n’en ai vraiment pas envie.

Je choisis alors de me laisser guider par ce qui me ferait plaisir, là, juste maintenant… écrire, vous écrire, car je me dis que peut-être vous aussi, après ces vacances de printemps pour certains et certaines, vous vivez un peu du même difficile que moi… Lire la suite Retour du temps sabbatique

L’art d’écouter les battements de coeur

C’est dimanche soir, 21h30, et j’ai envie de me retrouver seule, sous ma couette, dans le noir, à écouter la nuit et mon monde intérieur. Je me surprends alors à entendre les battements de mon coeur. De plus en plus fort. Il est là, et tranquillement, il bat. Alors je commence à penser à sa vie. Depuis 47 ans jour et nuit il ne s’est jamais arrêté. Et grâce à lui, je vis. Grâce à lui je viens aussi de passer un merveilleux week-end. Tout à l’heure je vais m’endormir et lui va continuer de veiller, de me veiller, de battre pour que je puisse fermer les yeux et me reposer. Ce que lui ne fait jamais. Puisque sans lui et son battement je ne serais pas.

Alors je me sens émue et je le remercie. Ce que je crois je n’avais jamais fait jusqu’à présent tant il faisait partie de moi, de ce à quoi je ne fais guère attention, de ce qui peut paraître si « normal » au point de l’oublier.

Peut-être est-ce livre qui a contribué à réveiller cette envie d’une écoute toute particulière de ce qui bat en moi. De ce qui bat en l’autre.

« L’art d’écouter les battements de coeur », de Jean-Philippe Sendker. Lire la suite L’art d’écouter les battements de coeur

Conférencière ou comédienne ?

Cette fois-ci je suis sur une autre scène particulière, celle du Cesar Palace, dans le cadre de la journée prestige organisée par l’Association Française des Conférenciers Professionnels (L’AFCP), vivier de pépites, où je continue à me professionnaliser avec mes pairs, acteurs et actrices de l’audace du courage de l’optimisme…. magiciens de la vie, conteurs et conteuses …et je me régale !

Nous sommes des conférenciers professionnels, certes, mais avant tout nous aimons jouer ! Nous mettre en scène pour mettre en scène la vie grâce à nos voix qui donnent un sens à notre souffle pour porter en ce monde des messages sources de vie. Une mise en mots qui prends corps pas à pas pour une danse avec notre public et je trouve que c’est magique  ! Cette rencontre qui se fait…ou pas… entre celui ou celle qui est là sur cette scène en mesure d’entrer en résonance avec son public, pour l’accompagner dans un voyage qu’il a longuement préparé, pour donner. Donner et recevoir, voilà le sens de nos journées.

Adolescente j’ai beaucoup aimé faire du théâtre et la professeure m’avait même encouragée à persévérer en me parlant de mes talents, dont je n’avais pas pris la mesure… J’avais beau m’amuser, apprendre les textes me barbait. Alors je me suis vite essoufflée et j’ai arrêté. Lire la suite Conférencière ou comédienne ?