Tricoter un jour

Et voilà, j’ai terminé ! De tricoter mon plaid destiné à me tenir chaud….Et maintenant que c’est le printemps je n’ai plus qu’à trouver un placard pour le ranger pour l’hiver prochain ! Mais j’ai trouvé mieux, je l’ai offert à l’une de mes filles qui est enchantée…

Je n’avais pas tricoté depuis la grossesse de mes jumelles, où, allongée pour couver, je tricotais des chaussons, par dizaine, en regardant pousser mon ventre…Chaussons qu’elles ont d’ailleurs à peine portés… Et puis cet hiver, l’envie du tricot m’a reprise. En observant certaines femmes dans le métro. Alors j’ai tapé « tricoter » sur google, pressée de commencer et j’ai découvert un site que j’ai trouvé magnifique « we are knitters » où j’ai commandé de la belle laine et de belles aiguilles en bois !

Et me voilà, dans mon canapé, à peine rentrée, avec un rang à l’endroit, un rang à l’envers, un rang à l’endroit, un rang à l’envers. Avec l’aide d’un tutoriel j’ai retrouvé comment monter des mailles, et ce que point de riz, jersey et point mousse signifient…Ce qui ne m’a pas empêchée de me tromper et de ne pas respecter le patron ! Mais tant pis…Il est magnifique ! Lire la suite

Fécondité

Elle est devant moi, avec son très gros ventre, à la caisse livraison de mon supermarché habituel. A la taille de son caddie je devine que ce n’est pas son premier enfant.

« – C’est votre combientième ?

– 10ème ».

Silence. Respect Madame.

Le 10ème enfant. L’ainé a 12 ans et le dernier 18 mois. Non ce n’était pas un rêve de petite fille, en se mariant elle en voulait trois. Et puis la vie a fait le reste, enfin presque. Si elle est aidée, oui, juste quelques heures de femme de ménage et une jeune fille au pair. Pas besoin de plus, voyons, les ainés s’occupent des petits.

Encore un peu abasourdie, je la félicite pour cette jolie PME et nous nous quittons.

Quelques temps plus tard, alors que je sens naître en moi une fécondité nouvelle, je repense à cette femme et plus généralement à la fécondité.

Sans doute évidente pour la femme, c’est au cœur de la maternité que cette fécondité vient en général dans un premier temps s’exprimer. Pour le couple aussi comme une nécessité, un besoin de procréer. Comme une évidence et quelque chose de naturel qui vient alors se complexifier quand la vie en a décidé autrement.

Repenser à cette femme soulève chez moi la question de cette fécondité à réinventer. Pour la femme et pour le couple. Alors que parfois il peut-être plus facile pour certaines et pour certains de continuer à procréer ? Car il est vrai que lorsque l’on a trouvé les clés, pour 9 mois c’est régler, et nous savons alors à quoi nous sommes appelés. Lire la suite