Pause gourmande

Nos moments sont rares, trop rares et comme tout ce qui est rare… précieux.

Nous choisissons alors des lieux qui sont les nôtres pour un instant gourmand.

Aujourd’hui c’est notre brasserie préférée qui sera l’heureuse élue pour accueillir ce moment d’intimité. Pour retrouver le goût de l’authenticité et mon dessert préféré.

Ils sont gros, ils sont mous, juste à point, bien garnis d’une crème glacée vanille. Et c’est alors, qu’elle est là, avec son tablier blanc, pour achever de me faire saliver…lorsque délicatement, de son petit pot d’argent, elle laisse couler le chocolat chaud à flot pour napper chacun de mes choux…pour ainsi les envelopper…et me laisser…me délecter. Chaque bouchée est longuement savourée, dégustée…car de ceux-là, j’ai bien souvent du mal à les dénicher !

Et si vous faisiez une pause… gourmande 😉 ?

C’est quoi ton talent ?

Il est là devant moi alors que je viens de leur demander d’apporter pour la prochaine fois un objet qui symbolise leur talent de coach dans leur fonction de dirigeant.

Droit dans les yeux, comme un défi, devant les 8 autres membres de son équipe, il lance :

« Et toi, c’est quoi ton talent de coach ?, qu’est-ce que tu apporterais ? »

Je n’en sais rien, bonne question !

J’ai devant moi 1h30 de voiture, cela tombe bien.

Et puis tout à coup, comme une évidence, je sais que j’apporterais des oeufs. Des oeufs de poule.

Car un jour, j’ai demandé à l’un de mes clients que j’accompagnais en coaching individuel de mettre des oeufs dans ses poches, pour de vrai. Des oeufs de poule que j’avais apportés. Lire mon billet OSER.

Parce que lorsque l’on marche sur des oeufs, on n’ose pas. J’ai alors utilisé cette métaphore pour aider mon client à oser. En osant dans la relation de coaching, je lui ai permis d’oser également. Lire la suite C’est quoi ton talent ?

Ecrire…

Adolescente, j’écrivais déjà un journal…intime avec un cadenas pour bien verrouiller mes secrets, mes chagrins et mes petits riens du quotidien.

J’ai continué adulte de manière irrégulière et désordonnée au gré de mon envie.

Puis plus sérieusement, et même quotidiennement comme un besoin de jeter sur le papier une histoire de vie comme une autre, de vider une poubelle, nettoyer…pour soulager, pour libérer.

Au fil du temps, l’écriture est devenue plus structurée, posée, profonde…une façon de relire des moments choisis, des rencontres, des expériences et d’en dégager la substantifique moelle, de donner du sens. Lire la suite Ecrire…

L’éloge de la lenteur

Pendant des années j’ai été très pressée. Pressée d’arriver…Où ?

Je courrais pour attraper mes trains, pour arriver à l’heure. Je courrais tout court. Après quoi ?

Comme un besoin de croquer à pleine dents et de ne pas en rater une miette. De peur que demain soit trop tard. Comme un besoin de fuir…De me fuir…Pressée de me marier, d’avoir des enfants, pressée de réussir. Quoi, Pourquoi ? Vite…Trop vite…Peut-être.

Alors c’est la vie qui m’a amenée à ralentir grâce à mes chutes, nombreuses et régulières, au sens propre comme au sens figuré.

Pour commencer tout bébé, dans un escalier, dans les bras d’une grand-mère sans doute un peu trop pressée. Etait-ce déjà prémonitoire comme la méchante fée qui jette un sort sur le berceau de la princesse ?

Car encore et encore j’allais chuter… Lire la suite L’éloge de la lenteur

Douceur

C’est peut-être la douceur de ce nouveau printemps qui m’inspire à l’aube, accompagnée par le chant des oiseaux.

Cette douceur, longtemps restée enfouie au plus profond de moi, comme tapie, par peur de se laisser blesser, chahuter, abîmer…peut-être.

Douceur dont je m’enveloppe, pour faire face à la rigueur de l’hiver, avec mes « doudous » autour du cou, comme disent certains. Mes écharpes en poils de tout genre, mes pullovers douillets, mes plaids lainés au coin d’une cheminée dans un canapé pelotonné.

Douceur que je retrouve dans le regard d’un homme et de ses tendres baisers…Douceur dans mes mots. Douceur dans les couleurs pastels chaudes et clairs des murs et des tissus qui tapissent mon intérieur.

Douceur quand je laisse mes mains caresser la fourrure épaisse et soyeuse de mon chien…Douceur dans les bras de ma maman, dans les calins que j’ai la chance de donner à mes filles.

Douceur dans le silence de l’écriture au beau milieu d’une nuit. Douceur du coton sur ma peau. Douceur dans ce chocolat qui vient fondre contre mon palais et libérer ainsi toute sa saveur. Douceur dans mes pas, pour prendre le temps…De laisser les rayons de ce doux soleil de printemps me caresser, m’envelopper…

A quoi ressemble votre douceur ?

Ourra

« Ourra, le chemin des premiers apôtres ».

J’y suis allée avec mes filles et leurs pieds en plomb car vous comprenez bien que d’aller voir un spectacle qui parle de Jésus, c’est totalement ringard quand on a 13 et 10 ans ! Et que finalement, me disent-elles, c’était bien mieux avant que je ne redevienne Chrétienne !

Et, ce soir là, en plus, je fais très fort, car je les embarque le ventre vide pour un spectacle à 20h30 qui va durer, ce que je ne sais pas, 2H30 !

Pour une nourriture, d’une autre saveur…L’histoire de vie des apôtres. Chantée, jouée et racontée par une troupe de 40 bénévoles, des amateurs entourés de professionnels. Des hommes et des femmes ordinaires qui ont réussi ensemble  à créer et vivre une aventure humaine extraordinaire, victimes aujourd’hui du succès de leur spectacle.

Animés par un enthousiasme dévorant, une énergie incroyable…beauté, espérance, culture, réflexion, chanson, amitié, amour, partage, joie…

Nous avons passé toutes les 4 une soirée peu commune nourries par une parole qui quels que soit les âges et les croyances de chacun est une source inépuisable pour cheminer.

A voir, pour petits et grands.

Un très beau spectacle qui fait du bien. MERCI. Lire la suite Ourra

Question de taille

Il s’approche, il est grand, si grand…et il s’avance pour me serrer la main…d’une poignée ferme.

Il est le Directeur Général. Là, avec son équipe de direction.

Et tout à coup, face à lui, je me sens infiniment petite…si petite (en plus je n’ai pas mis de talon ce jour-là ;)!)…et si vulnérable et si fragile…

Et j’ai peur…Peur…Peur de ne pas être à la hauteur…

Alors monte en moi une voix calme et assurée. Je me retourne face au mur et face à moi-même, et au-dedans, j’entends :

« Vas-y, fonce, c’est à toi ! Tu sais faire, tu es à ta place et tout à fait à la hauteur…ce n’est qu’une question de taille. Regarde le comme un homme, c’est juste ce qu’il est, comme un autre. »

Je respire, je me retourne et c’est à moi…

Le lendemain, à la fin de la journée, il est venu m’embrasser, me féliciter et me remercier… Mon Dieu, quel géant ;)!

Et je n’ai plus peur.

En quoi votre taille impacte-t-elle votre relations aux autres ?

Traversée

Je me suis sentie submergée par encore une vague qui, une fois de plus, est venue me gifler.

Cette traversée qui n’en finit pas et dans laquelle j’ai parfois du mal à nager sans me laisser embarquer au point d’en avoir la nausée.

Heureusement, il y a aussi celle qui, en moi, sait les voir arriver et plonger pour ne pas se laisser engloutir.

Que j’ aimerai parfois m’endormir pour me réveiller dans 6…9…jours…mois…années ?

Alors je cherche à m’ancrer dans chaque jour et ses petits riens du quotidien, comme des bouées postées pour éviter de me laisser couler et rester éveillée…En attendant l’accalmie.

Ces vagues qui me transportent sur cette autre rive. Chaque fois un peu plus près, un peu plus profond je vais.

Traversée… qu’est-ce qui vous aide à nager ?

Photo : « ma vie c’est la mer » , Tempête par Aïvasovski – 1872

Adieu

Très vite, trop vite tu nous as quittés.

Au fin fond de la France, dans un coin paumé, tu nous as appelés, une dernière fois, à venir te saluer avant de t’en aller de l’autre côté. Un époux, un père, un grand-père, un ami, un frère, un oncle, un beau-frère…Je sentais que tu m’attendais à tes côtés…au milieu de tes bien aimés…une famille nombreuse dispersée et tant aimée.

Je te remercie de nous avoir ainsi conviés à laisser de côté nos activités, pour autour de toi, nous rassembler…et participer à ta dernière épopée. Pendant ces quelques 24 heures où nous avons pu te célébrer, te remercier. A l’image de ce que tu as toujours été, tu nous as, une fois de plus, invités à trinquer, chanter et aussi pleurer. Ton sens de l’accueil, ton ouverture, qui permettaient à chacun de se sentir aimé…Tu nous as appris ainsi à partager, profiter et fêter !

Et c’est avec beaucoup de convivialité et de dignité que nous avons pu nous embrasser et nous consoler pour un moment suspendu dans l’éternité.

Merci pour tant de générosité, et de la pièce d’à côté, viens nous réconforter.

Belle grand-mère

Belle_grand_mère_christèle_perrot C’était il y a peut-être 3 ans, peut-être moins, ou peut-être plus, peu importe. Dans mon impasse, devant ma maison. Alors qu’elle marchait sur le pied d’Emilie, ma fille tout juste âgée de 7 ans. Au point de la faire tomber.

Rougie, confuse, sous le regard noir d’Emilie qui menaçait de lui en vouloir à vie, je la rassurais. Et puis nous nous sommes rencontrées davantage au coin d’une rue, d’un marché, d’une promenade. Timidement nous échangions des regards puis un bonjour…pour un jour nous présenter : « moi c’est Yvonne, moi c’est Christèle »… puis nous embrasser.

Yvonne a 80 ans et vit seule avec pour seule compagnie son quartier qui est aussi le mien…et régulièrement elle m’invite à trinquer et à fumer quelques bouffées ! Je ne fume plus mais avec elle je ne peux pas refuser. 😉

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