L’éloge de la lenteur

Pendant des années j’ai été très pressée. Pressée d’arriver…Où ?

Je courrais pour attraper mes trains, pour arriver à l’heure. Je courrais tout court. Après quoi ?

Comme un besoin de croquer à pleine dents et de ne pas en rater une miette. De peur que demain soit trop tard. Comme un besoin de fuir…De me fuir…Pressée de me marier, d’avoir des enfants, pressée de réussir. Quoi, Pourquoi ? Vite…Trop vite…Peut-être.

Alors c’est la vie qui m’a amenée à ralentir grâce à mes chutes, nombreuses et régulières, au sens propre comme au sens figuré.

Pour commencer tout bébé, dans un escalier, dans les bras d’une grand-mère sans doute un peu trop pressée. Etait-ce déjà prémonitoire comme la méchante fée qui jette un sort sur le berceau de la princesse ?

Car encore et encore j’allais chuter…

A 12 ans sur des skis, une jambe cassée. A 30 ans, burn out et dépression. Dans des escaliers en pleine nuit sur la tête, à 35 ans ça fait mal. Me voilà fracassée. Sur une trotinette, en suivant ma fille à vive allure dans un trou…Me voilà à nouveau cabossée. Au passage, un divorce…Et puis dernièrement, j’ai progressé, car juste une petite marche ratée dans un escalier pour un pied foulé 😉

Et pourtant j’ai désormais le sentiment de prendre le temps et de faire l’éloge de la lenteur. Car je crois que les fleurs qui poussent trop vite se fânent aussi vite. Que le temps qui passe permet aux petites graines de germer, pousser ; Et tranquillement de les arroser, pour un jour donner de beaux fruits, de belles fleurs, de beaux arbres.

Alors, je rate des trains, j’arrive parfois en retard. Je cours autrement, je marche, j’observe, j’écris. Je me pose et je prends ce temps pour rester ancrée et éviter ainsi de perdre pied. Mais peut-être encore parfois trop vite.

Trop vite – Trop lent, une quête pour trouver mon rythme, la cadence qui est la mienne, ajustée.

Et vous, comment faites-vous pour trouver et rester à l’écoute de votre rythme ?

9 réflexions sur “L’éloge de la lenteur

  1. Profiter… profiter du temps présent, et surtout prendre le temps de vivre pleinement les bons moments, ces moments précieux qui nous ressourcent ! et puis, accepter d’avoir du temps pour soi, sans rien prévoir, pour juste… profiter !
    Bonne journée ensoleillée chère Christèle !

  2. Bonjour,

    au travail !

    Maintenant que vous avez commencé
    cette réflexion il faut aller plus loin, beaucoup
    plus loin, et ce ne sera pas facile…
    C’est votre choix. Continuez sans vous soucier
    des avis réservés comme le mien, faîtes vous plaisir.

    Bien à vous.
    E.D – librairie Livre Sterling

    • Cher Emmanuel, Je vous remercie pour avoir pris le temps de venir me rendre visite. M’écrire ces mots qui m’encouragent à poursuivre l’exercice qui à la fois m’amuse et me stimule. Comme un défi, un challenge et une envie profonde de transmettre et de partager. Bien à vous,

  3. Chère Christèle,

    Pour ne plus chuter et ralentir, il faut s’écouter. Ecouter la petite voix, qu’on néglige souvent et qui dit que là, vraiment, ça va pas.
    Rien ne nous porte à le faire naturellement. Tout est fait pour courir, faire 4 trucs en même temps, répondre tout de suite à un email qui pourrait bien attendre, etc… Alors, il faut savoir dire merde et stop. Pas facile. Mais le temps est à tout le monde. Alors il ne faut pas hésiter à se servir et faire comme les jeunes enfants, qui font les choses à leur rythme et sont souvent imperméables aux contraintes temporelles des adultes.

    Bonne chance 😉

    • Cher Jérôme. Effectivement un exercice difficile, que d’écouter cette petite voix intérieure. Et j’ai ainsi appris à écouter mes filles qui elles restent au plus près de leurs besoins et savent ainsi me rappeler à l’ordre, concernant mes propres besoins. Prendre ce temps pour discerner….En dehors du monde et de ses agitations. Faire cet aller-retour permanent de l’intérieur vers l’extérieur et de l’extérieur vers l’intérieur. Mes virées dans un monastère sont propices aujourd’hui à cette réflexion, ce discernement pour rester à l’écoute et….ralentir. Bien à toi.

  4. Je cours après moi et je cours et je cours encore. Arriver plus vite pour ne rien rater.

    Pourtant, est-ce que cela change radicalement les choses… (l’effet papillon, peut être).

    Prendre le temps comme du bon pain….c’est décider d’en garder toujours pour le lendemain.

    Alors je prends le temps, le mien, et parfois celui des autres.

    Mais quel bonheur d’être un épicurien du temps qui passe.

    C’est si simple et en même temps si difficile de prendre la décision de….prendre le temps.

  5. 07/05 ; 4h10 du matin ; 1 ère visite

    Curieuse.

    Moi, moi, moi : où parle-t-elle de moi ?

    Soul : trop de mots (énumération), part ds tous les sens, pas de fil conducteur.

    Emue, touchée (par une énumération !) :
    Des roses rouges, des roses blanches, des saules pleureurs, des massifs d’hortensia couleur parme et rose, des coquelicots, des marguerites, des tournesols… des sommets et des vallées, des sentiers.

    Attirée par La grand-mère de Jade.

    Sentiment : à consommer avec modération => solution : s’abonner aux notifications.

    Regret : commentaire trop brut mais fatiguée, promet de faire mieux lors de la seconde visite.

    Sandrine.

    • Chère Sandrine, bienvenue ! Je vous remercie d’avoir pris le temps de venir me rendre visite ici.
      A vrai dire j’ai ressenti beaucoup de violence dans vos mots et j’ai eu du mal à décrypter votre message
      qu’il m’a fallu relire à plusieurs reprises pour tenter de vous comprendre.
      Heureusement je vous connais un peu et j’ai mis cela sur le compte de la fatigue et d’une écriture matinale 🙂
      Je peux facilement imaginer que de lire tous ces billets à la suite les uns des autres peut-être relativement indigeste…
      Et peut-être trouverez-vous alors une façon plus douce de pénétrer dans cet univers grâce à l’abonnement aux billets.
      A très bientôt, Christèle

  6. La vie est trop courte pour aller vite,
    laissez infuser, allez-y mollo, y a rien qui presse!

    le temps s’écoule lentement lorsque l’on le prend,
    ce temps qui paraît perdu mais qui l’est si peu,
    ce temps perdu dont la pomme de Newton est la fille!

    ,
    LE P.H.A.R.E,
    le Parti de l’Humour Attitude et d’en Rire Ensemble ,
    inspiré et soutenu par
    Le Parti Canadien Rhinocéros
    organise la

     » 1ère JOURNEE DE LA LENTE HEURE® »,

    le 23 septembre, début de l’automne, dans le but et l’espoir de ralentir quelque peu, ne serait-ce qu’une journée, nos courses effrénées et nos inutiles et vains excès de vitesse en tous domaines.

    Pour plus d’infos, cliquer: http://www.lepost.fr/article/2011/05/13/2493581_1ere-journee-de-la-lente-heure-23-septembre-2011.html

    avec mon lent et gélaste souvenir
    Etienne Moulron
    emoulron@wanadoo.fr
    06.75.48.31.86

    P.S:
    1/Afin de communiquer au mieux à propos de la  » 1ère Journée de la LENTE HEURE ® » organisée par le P.H.A.R.E, le 23 septembre, nous sommes à la recherche de logos destinés à illustrer notre affiche.
    Toutes idées escargotines, tortuesques, ou autres sont les bienvenues.
    Merci à tous.
    lephare.71@gmail.com

    2/Nous sommes en recherche de partenaires et d’annonceurs, si vous avez quelques idées y compris pour des évènements pouvant s’inscrire dans ce cadre; Parmi les évènements prévus, une course d’escargots et de tortues, un concours national du cerveau le plus lent, une course de vélo, le dernier arrivé étant le gagnant!
    Pour infos : lephare.71@gmail.com

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