Si la vie m’était contée

Si la vie m’était contée…parce que grâce à eux j’ai voyagé, médité, réfléchi sur la vie écrite par d’autres, sur d’autres points de vue, d’autres représentations, d’autres croyances…d’autres vies. Et j’ai aussi été inspirée, guidée, émue, touchée.

Le Sari rose de Javier Moro. J’ai été transportée par cette histoire vraie. L’histoire de cette famille. Le destin de ces femmes, Indira Gandhi (la fille de Nehru) et sa belle fille Sonia. Leur combat pour la vie de ce peuple. Il m’a donné de l’énergie pour poursuivre les rêves qui sont les miens et j’ai été passionnée par la découverte de l’Inde d’aujourd’hui. Sa diversité, sa complexité.

La phrase que je garde :

« Souviens-toi, tout ce qui fait mal rend plus fort. Beaucoup ne la supportent pas, mais un petit nombre de gens grandissent dans la souffrance. Sois fort dans ton corps et dans ton âme et apprends l’endurance ». Indira Gandhi qui écrit à son fils qui est en prison.

Kafka sur le rivage de Haruki Murakami. J’aime le côté fantastique et imaginaire, la part du rêve et du voyage dans ce conte initiatique. Les liens que je peux tisser avec « grandir et devenir adulte » et les différents personnages qui nous habitent. Lire la suite Si la vie m’était contée

Tout est bon…

Tout est bon dans le citron, tout est bon dans le thé, tout est bon dans l’oignon…

Alors que nous déambulons dans une librairie, je découvre avec ma soeur de coeur sa nouvelle collection au beau milieu d’un rayon, la sienne avec sa photo dessus ! Quelle belle surprise ! Bien sûr qu’elle savait qu’ils allaient sortir d’un jour à l’autre mais pas là, maintenant, ici.

Alors elle me les offre et je ramène la collection « Tout est bon » à la maison.

L’une comme l’autre nous ne sommes pas des « grandes » cuisinières, il nous faut du « rapide » et « bon ». Que ce soit simple et facile, à trouver pour les ingrédients, et, à faire pour les cuisiner.

Ces petits livres me font alors découvrir les bienfaits de produits comme le citron, l’oignon et le thé…des recettes de grands mères et un champs de possibles que j’ignorais jusqu’à présent. A peine arrivée à la maison, me voilà avec mes princesses en train de tester masque, bain de pieds et beauté des cheveux…d’un autre genre 🙂

Mon budget citron et thé explose ! Mais c’est simple, naturel, bon marché, ludique…et bon pour :  le teint, la peau, la santé et le respect de l’environnement…Bon pour tout quoi ! 🙂

Je peux désormais laver mes carreaux sans me boucher le nez, éviter de me ruiner en crêmes anti-acnéiques, laisser un bon camembert qui « pue » dans mon frigo grâce à mon citron !

Bef, des petits livres sympathiques à laisser trainer sur une table basse ou dans une cuisine, qui ne prennent pas de place, pour un sujet qui en prends beaucoup dans mon quotidien : la cuisine, la santé, la beauté, la maison.

A consommer sans modération !

Hymne à l’Amour

« Ajouter de la vie aux jours lorsque l’on ne peut plus ajouter de jours à la vie ». Professeur Jean-Bernard – Cancérologue.

Nous sommes tous condamnés à mort. C’est une certitude et la seule sans doute que nous puissions avoir. La seule chose que nous ne savons pas c’est quand. Demain ? Peut-être…

Thaïs a 2 ans quand, elle, elle apprends qu’il lui reste seulement quelques mois à vivre…mais peut-être le sait-elle déjà. Elle est atteinte d’une maladie au nom barbare de « Leucodystrophie Métachromatique ». En d’autres termes, elle va progressivement perdre la marche, la parole, la vue, l’ouïe…puis mourir. Quand ? nul ne sait mais très bientôt.

Le jour même, Anne-Dauphine Julliand, sa maman, lui fait une promesse : « Tu vas avoir une belle vie. Pas une vie comme les autres petites filles, mais une vie dont tu pourras être fière. Et où tu ne manqueras jamais d’amour ». Et Anne-Dauphine et Loïc, scellent un pacte, ensemble, pour ajouter de la vie aux jours de Thaïs alors qu’il n’est plus possible d’ajouter des jours à sa vie.

Un magnifique et bouleversant hymne à l’Amour et à la Vie qu’Anne-Dauphine partage en vérité et avec beaucoup d’humilité dans « DEUX PETITS PAS SUR LE SABLE MOUILLE ». Le témoignage d’une femme, d’une mère et d’une épouse qui traverse une tempête d’une violence effroyable sans jamais perdre de vue son essentiel : l’amour et la vie. Lire la suite Hymne à l’Amour

Pour une liturgie de l’orgasme

C’est par un après-midi d’hiver gelé, que la mine triste et découragée, j’arrive au monastère pour me réfugier et me réchauffer.

Elle est là pour m’accueillir, ma Soeur, mon guide spirituel. Celle avec qui je partage, je me nourris, je m’enrichis. En tant que femme et dans la quête spirituelle qui est la mienne.

Et, sans détours, je démarre ainsi notre conversation :

« Ma chère Soeur, j’ai la fièvre dans tout le corps, pour ne pas dire le feu au cul ! 😉 C’est l’enfer, c’est vraiment dur…Comment fais-tu, toi ? »

En toute simplicité, et avec une infinie tendresse, elle partage avec moi son expérience de femme qui a fait le choix, un jour, de renoncer pour la vie à un amour charnel. De celle qui est également confrontée à cette solitude.

Nous parlons alors de l’extase mystique, de Sainte Thérèse d’Avila et d’autres… De la sexualité et du plaisir au coeur même de la spiritualité comme un chemin incarné au plus profond de la chair. Et cela est pour moi totalement nouveau. Une découverte d’ un sujet que je croyais tabou au sein de l’Eglise et dans l’éducation religieuse qui a été la mienne. Lire la suite Pour une liturgie de l’orgasme

Dire « oui » à la vie

Frederic lenoir_christele_perrot « On souhaiterait presque tous ne pas vieillir, ne jamais être malade, ne pas mourir. Certains rejettent leur culture, leur famille, leur lieu de naissance. Dautres naiment pas leur corps, leur tempérament, et souffrent de certaines limitations physiques ou psychiques. Ce refus est parfaitement compréhensible et légitime.

Et pourtant la sérénité, la paix intérieure, la joie ne peuvent nous échoir sans un acquiescement à l’être et une acceptation profonde de la vie telle quelle nous est donnée, avec sa part d’inéluctable. Ce « oui » à la vie ne signifie pas pour autant quil ne faille pas chercher à évoluer, à modifier ce qui peut l’être, à contourner des obstacles évitables.

On peut quitter un pays qui nous oppresse, séloigner dune famille mortifère, développer des qualités, transformer certains handicaps physiques ou blessures psychologiques pour en faire des atouts. Mais ces changements ne peuvent intervenir que sur ce qui est modifiable, et ils ne nous seront profitables que si nous les opérons sans rejet violent du donné initial de notre vie.

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Le livre tibétain de la vie et de la mort

Le livre tibetain de la vie et de la mort_christele_perrot J'ai traversé cette année avec comme livre de chevet "le livre tibétain de la vie et de la mort" de Sogyal Rinpoché.

Comme une Bible…A lire, relire..méditer….

Difficile de vous faire un résumé, voir impossible…j'y ai trouvé des mots pour traduire mon vécu, mes ressentis…pour m'accompagner dans une traversée vers une autre rive…une source d'apaisement, de réflexion, de méditation…

Et c'est ce passage que j'ai envie de vous inviter à méditer aujourd'hui :

"Bien qu'on nous ait encouragés à croire que nous perdrions tout si nous ouvrions la main, la vie, en de multiples occasions, nous démontre le contraire.

Le lâcher prise est, en effet, le chemin de la vraie liberté. Lorsque les vagues se jettent à l'assaut du rivage, les rochers n'en sont pas endommagés. Au contraire, l'érosion les modèle en formes harmonieuses. Les changements, de même, peuvent façonner notre caractère et arrondir ce qu'il y a en nous d'anguleux.

Essuyer les tempêtes du changement nous permettra d'acquérir un calme plein de douceur, mais inébranlable. Notre confiance en nous grandira et deviendra si forte que bonté et compassion commenceront naturellement à rayonner de nous pour apporter la joie aux autres. C'est cette bonté fondamentale existant en chacun de nous qui survivra à la mort.

Notre vie entière est à la fois un enseignement qui nous permet de découvrir cette puissante bonté, et un entrainement visant à la réaliser en nous-mêmes." Sogyal Rinpoché

 

 

Concerto à la mémoire d’un ange

Concerto_a_la_memoire_dun_ange_christele_chauchereau J’ai aimé cette nouvelle, et je reste à méditer sur cet extrait du « Journal décriture » d’Éric-Emmanuel Schmitt que j’ai envie de partager avec vous :

« Les hommes s’égarent dans les couloirs du temps, ils ne vivent quasi jamais les mêmes sentiments simultanément, mais subissent des décalages douloureux.

Si un jour, les explications nous permettent de comprendre ce que nous avons raté, elles ne le réparent pas.

La rédemption que permet la prise de conscience intervient souvent trop tard. Le mal est accompli…S’amender n’efface rien de ce qui a été commis. Les filles de Greg, le mécanicien du cargo, souffriront toujours d’avoir été mal aimées et peu regardées. »

Comment cela fait écho à votre propre histoire ?

Trouver son chemin

Moine_des_cités_christele_chauchereau J'ai profité de quelques jours de repos pour me plonger dans un livre dont j'avais déjà beaucoup entendu parler "Moine des Cités : de Wall street aux quartiers nord de Marseille", de Henry Quinson.

Je me sens liée et proche de cet homme que je ne connais pas alors qu'il est mon cousin, son frère a célébré mon mariage, et, tout comme moi, il a démarré sa carrière comme trader dans la salle des marchés de la banque Indosuez ! Que de points communs !

Alors, j'étais curieuse de faire sa connaissance…

A 28 ans, Henry donne sa démission alors qu'il est promis à une brillante carrière et qu'il gagne déjà beaucoup d'argent. Très à l'écoute de ce qu'il est, de ce qui est bon pour lui, ou, lui semble bon pour lui, il part comme moine à l'abbaye de Tamié, le début d'une grande et belle aventure.

Que l'on soit croyant ou non, ce n'est pas cela que j'ai retenu…c'est sa quête de vérité avec ce qu'il est, et avec ce dont il a besoin. Sa quête d'utiliser ses talents, ses dons pour être en cohérence avec lui-même. Un cheminement qui nécessite une remise en question toujours plus actualisée pour être au plus près de soi-même. Son processus de questionnement, de réflexion, de confrontation avec les personnes qui l'entourent et qui lui permettent de continuer son chemin pour trouver la voie, sa voie.

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La grand-mère de Jade

La grand_mere_de_jade_christele_chauchereau En cette rentrée, qui est toujours pour moi, une période éprouvante, j'ai passé un moment délicieux et j'ai envie de vous le faire partager.

Au beau milieu des fournitures scolaires, de l'organisation des plannings et… de la vie qui continue…j'ai pris un immense plaisir à savourer "La grand-mère de Jade" de Frédérique Deghelt. Et je remercie infiniment ma maman qui me l'a apporté. Juste bien, à point, tout ce dont j'avais besoin. Un moment de pur bonheur que j'aurais aimé encore prolonger…

Ce livre a parlé à la petite fille qui est en moi. J'ai retrouvé ma grand-mère et notre belle relation. Tout au long de ce roman, j'ai été replongée dans cet amour inconditionnel avec lequel elle posait sur moi son regard, sa bienveillance, sa tendresse.

Je l'ai tant aimée et elle est morte depuis quelques années… mais je sais que je peux encore m'enivrer de tout ce qu'elle m'a donné grâce aussi à des livres merveilleux comme celui-ci.

A lire et à offrir sans modération 🙂

Le baume de la désillusion

Train_de_nuit_pour_lisbonne_christele_chauchereau Je me suis faite crucifiée.
Ce terme peut sembler disproportionné, démesuré et pourtant c'est bien ainsi que je l'ai ressentie.
J'ai senti le sol se dérober sous mes pieds, comme une grande claque prise de plein fouet qui m'a mise chaos. J'étais anéantie. Comment tout cela était-il possible ?
La confiance que j'avais donnée a été trahie, bafouée.
Quelle désillusion ! Cela fait très mal.

Quand bien même, j'ai encore appris sur moi….et sur les autres.
Je sais désormais combien la confiance aveugle que je peux donner peut-être dangereuse et qu'elle ne me dispense pas de me protéger, de protéger mes projets et de les sécuriser. Bien au contraire.

Je ne vous aurai sans doute pas raconté tout cela si je n'étais pas tombée sur le passage de ce beau roman philosophique, "Train de nuit pour Lisbonne" de Pascal Mercier ; que je viens de lire et qui fait écho à l'expérience douloureuse que je traverse.

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