Si la vie m’était contée

Si la vie m’était contée…parce que grâce à eux j’ai voyagé, médité, réfléchi sur la vie écrite par d’autres, sur d’autres points de vue, d’autres représentations, d’autres croyances…d’autres vies. Et j’ai aussi été inspirée, guidée, émue, touchée.

Le Sari rose de Javier Moro. J’ai été transportée par cette histoire vraie. L’histoire de cette famille. Le destin de ces femmes, Indira Gandhi (la fille de Nehru) et sa belle fille Sonia. Leur combat pour la vie de ce peuple. Il m’a donné de l’énergie pour poursuivre les rêves qui sont les miens et j’ai été passionnée par la découverte de l’Inde d’aujourd’hui. Sa diversité, sa complexité.

La phrase que je garde :

« Souviens-toi, tout ce qui fait mal rend plus fort. Beaucoup ne la supportent pas, mais un petit nombre de gens grandissent dans la souffrance. Sois fort dans ton corps et dans ton âme et apprends l’endurance ». Indira Gandhi qui écrit à son fils qui est en prison.

Kafka sur le rivage de Haruki Murakami. J’aime le côté fantastique et imaginaire, la part du rêve et du voyage dans ce conte initiatique. Les liens que je peux tisser avec « grandir et devenir adulte » et les différents personnages qui nous habitent.

J’enchaîne avec « Autoportrait de l’auteur en coureur de fond » du même auteur. Pour son sujet : l’écrivain et la course à pied. Plus qu’un sport une discipline alliant connaissance de soi et gestion de soi. Rigueur, discipline, ascétisme…la vie n’est-elle pas une course de fond et l’endurance un muscle à entraîner ?

« Rien ne s’oppose à la nuit » de Delphine de Vigan. Ce livre est partout et vous l’avez peut-être déjà lu…Pourquoi ? Parce qu’en parlant d’elle et de son histoire familiale, Delphine de Vigan parle aussi de nous et de nos pathologies familiales. Elle renvoit chacun d’entre nous à nos propres histoires de famille. A nos sacs à dos plus ou moins lourds dont nous avons hérités et qui se transmettent de génération en génération. Qui nous polluent si nous ne réussissons pas à nous en libérer. Rompre la chaîne pour éviter de les transmettre à nos enfants. Le poids du secret, le poids des silences. Au-delà des mots, la vie se transmet. Elle a besoin de vérité pour s’enraciner, grandir et s’épanouir. Un témoignage magnifique.

Ce livre me donne envie de rencontrer encore davantage Delphine de Vigan. Alors je poursuis avec « No et moi ». Une rencontre de deux âmes seules. Deux jeunes filles et leur blessure d’amour. L’une dont la maman est là sans être là, en dépression ; l’autre à la rue, SDF, rejetée et abandonnée par sa maman. Que se passe-t-il quand l’amour d’une mère manque ? Comment se construire et s’enraciner sans ? Avec l’absence et/ou le vide de la dépression. J’entends comme un écho entre ces deux livres.

Je change de registre pour nourrir ma réflexion spirituelle. Et c’est Françoise Dolto qui m’a aussi guidée pour faire les ponts entre la psychologie et la religion. Grâce à « La foi au risque de la psychanalyse » et « L’évangile au risque de la psychanalyse ». Par Françoise Dolto et Gérard Sévérin.

Les phrases que je garde :

« De toutes les façons, la religion est fatale, car les êtres humains ne peuvent imaginer ni découvrir un au-delà ou un absolu sans médiation. Il nous faut toujours des représentations, des images ».

« La religion est organisé, elle a son marketing ». Alors que « ce qui est spirituel est toujours libre, sutil, imperceptible. Ce que nous avons en nous de spirituel ne peut jamais se dire ni même se savoir. »

« L’homme spirituel, par sa présence, par ses propos, par ses attentions, répand une joie sereine pour qui l’approche. Le spirituel dans un être humain se perçoit par une qualité de joie…un être spirituel rayonne l’amour dont il vit et ne cherche pas à endoctriner, à convaincre. Il fait ce qu’il a à faire. Il est lui-même sans presque le savoir. » Françoise Dolto.

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