Mes Soeurs

Mes soeurs. Ceux sont ces femmes qui sont des piliers dans ma vie de femme.

Des jeunes et des moins jeunes, des grand-mères, des amies…rencontrées au cours de mon enfance, de mon adolescence, de ma vie professionnelle…dans un monastère ou au coin de ma rue…

Elles jalonnent ma vie, elles sont là quoiqu’il advienne pour partager mes instants de bonheur et mes traversées douloureuses.

Je leur dédie ce conte que je viens de recevoir de l’une d’entre elles…et, touchée, je choisis de le partager, ici, pour mes filles et pour vous aussi, femme, amie, lectrice d’un jour. Des mots qui parlent d’elles, de vous, de moi, de nous : mes soeurs… de coeur…mes anges. Continuer la lecture de Mes Soeurs

Ecrire…

Adolescente, j’écrivais déjà un journal…intime avec un cadenas pour bien verrouiller mes secrets, mes chagrins et mes petits riens du quotidien.

J’ai continué adulte de manière irrégulière et désordonnée au gré de mon envie.

Puis plus sérieusement, et même quotidiennement comme un besoin de jeter sur le papier une histoire de vie comme une autre, de vider une poubelle, nettoyer…pour soulager, pour libérer.

Au fil du temps, l’écriture est devenue plus structurée, posée, profonde…une façon de relire des moments choisis, des rencontres, des expériences et d’en dégager la substantifique moelle, de donner du sens. Continuer la lecture de Ecrire…

L’éloge de la lenteur

Pendant des années j’ai été très pressée. Pressée d’arriver…Où ?

Je courrais pour attraper mes trains, pour arriver à l’heure. Je courrais tout court. Après quoi ?

Comme un besoin de croquer à pleine dents et de ne pas en rater une miette. De peur que demain soit trop tard. Comme un besoin de fuir…De me fuir…Pressée de me marier, d’avoir des enfants, pressée de réussir. Quoi, Pourquoi ? Vite…Trop vite…Peut-être.

Alors c’est la vie qui m’a amenée à ralentir grâce à mes chutes, nombreuses et régulières, au sens propre comme au sens figuré.

Pour commencer tout bébé, dans un escalier, dans les bras d’une grand-mère sans doute un peu trop pressée. Etait-ce déjà prémonitoire comme la méchante fée qui jette un sort sur le berceau de la princesse ?

Car encore et encore j’allais chuter… Continuer la lecture de L’éloge de la lenteur

Douceur

C’est peut-être la douceur de ce nouveau printemps qui m’inspire à l’aube, accompagnée par le chant des oiseaux.

Cette douceur, longtemps restée enfouie au plus profond de moi, comme tapie, par peur de se laisser blesser, chahuter, abîmer…peut-être.

Douceur dont je m’enveloppe, pour faire face à la rigueur de l’hiver, avec mes « doudous » autour du cou, comme disent certains. Mes écharpes en poils de tout genre, mes pullovers douillets, mes plaids lainés au coin d’une cheminée dans un canapé pelotonné.

Douceur que je retrouve dans le regard d’un homme et de ses tendres baisers…Douceur dans mes mots. Douceur dans les couleurs pastels chaudes et clairs des murs et des tissus qui tapissent mon intérieur.

Douceur quand je laisse mes mains caresser la fourrure épaisse et soyeuse de mon chien…Douceur dans les bras de ma maman, dans les calins que j’ai la chance de donner à mes filles.

Douceur dans le silence de l’écriture au beau milieu d’une nuit. Douceur du coton sur ma peau. Douceur dans ce chocolat qui vient fondre contre mon palais et libérer ainsi toute sa saveur. Douceur dans mes pas, pour prendre le temps…De laisser les rayons de ce doux soleil de printemps me caresser, m’envelopper…

A quoi ressemble votre douceur ?

Traversée

Je me suis sentie submergée par encore une vague qui, une fois de plus, est venue me gifler.

Cette traversée qui n’en finit pas et dans laquelle j’ai parfois du mal à nager sans me laisser embarquer au point d’en avoir la nausée.

Heureusement, il y a aussi celle qui, en moi, sait les voir arriver et plonger pour ne pas se laisser engloutir.

Que j’ aimerai parfois m’endormir pour me réveiller dans 6…9…jours…mois…années ?

Alors je cherche à m’ancrer dans chaque jour et ses petits riens du quotidien, comme des bouées postées pour éviter de me laisser couler et rester éveillée…En attendant l’accalmie.

Ces vagues qui me transportent sur cette autre rive. Chaque fois un peu plus près, un peu plus profond je vais.

Traversée… qu’est-ce qui vous aide à nager ?

Photo : « ma vie c’est la mer » , Tempête par Aïvasovski – 1872

Adieu

Très vite, trop vite tu nous as quittés.

Au fin fond de la France, dans un coin paumé, tu nous as appelés, une dernière fois, à venir te saluer avant de t’en aller de l’autre côté. Un époux, un père, un grand-père, un ami, un frère, un oncle, un beau-frère…Je sentais que tu m’attendais à tes côtés…au milieu de tes bien aimés…une famille nombreuse dispersée et tant aimée.

Je te remercie de nous avoir ainsi conviés à laisser de côté nos activités, pour autour de toi, nous rassembler…et participer à ta dernière épopée. Pendant ces quelques 24 heures où nous avons pu te célébrer, te remercier. A l’image de ce que tu as toujours été, tu nous as, une fois de plus, invités à trinquer, chanter et aussi pleurer. Ton sens de l’accueil, ton ouverture, qui permettaient à chacun de se sentir aimé…Tu nous as appris ainsi à partager, profiter et fêter !

Et c’est avec beaucoup de convivialité et de dignité que nous avons pu nous embrasser et nous consoler pour un moment suspendu dans l’éternité.

Merci pour tant de générosité, et de la pièce d’à côté, viens nous réconforter.

Saint Amour

Paradis de marie_christele_perrot Cest un endroit paisible, calme, en plein milieu des vignes. Un endroit propice à l’intimité et à l’amour. Un petit paradis : le paradis de Marie à Saint Amour !

Et je choisis d’y terminer l’année comme un joli clin d’oeil à celle que je viens de vivre.

Alors qu’il y a un an, à la même époque, je naviguais en pleine tempête, arrimée aujourd’hui sur une autre rive je regarde cette année et réalise combien l’amour m’a aidée, accompagnée et guidée.

Comme un roc, un amour exigeant, inconditionnel « qui endure tout, supporte tout et ne passe jamais »(1 Co 13,7.8). Sans doute alors j’ai seulement pris la mesure de ces mots et de ce qu’ils signifient réellement.

Aimer c’est aujourd’hui pour moi respecter le chemin de chacun même si parfois c’est si douloureux et éloigné de mes propres représentations et de mes idéaux. Chacun a son chemin et son propre rythme. Insondable et unique.

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Le chagrin

LeChagrin_christele_perrot Le chagrin.

Tapi au fond, tout au fond, il était là. Enfoui, profondément enfoui et enfermé derrière une porte blindée.

Car oui, il dérangeait, il ne pouvait se partager et personne n’avait envie d’en entendre parler.

De temps en temps ébranlé, mais jamais suffisamment pour enfin émerger, déborder.

Puis comme foudroyé, la porte fut fracassée et tel un volcan trop longtemps endormi, il s’est engouffré pour pouvoir déferler.

Alors comme un râle venu du plus profond de l’abîme, de violents sanglots trop longtemps étouffés, refoulés, se sont déchainés pour l’innonder, la submerger.

Soif d’exister, d’être écouté, dorloté…Ce chagrin qu’elle ne savait point nommer… Ce chagrin qui lave, putifie, régénère et qui n’en finit plus s’il n’est point exprimé.

A ce chagrin trop souvent oublié, renié. A tous ceux qui se sentent noyés, submergés, je dédie ce billet et ces quelques lignes qui m’ont permis de le nommer tandis que j’étais bouleversée :

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Moi d’abord pour toi aussi !

Einstein_christelechauchereau« Comment je peux être bien avec les autres si je ne suis pas déjà
bien avec moi même ? »

Pendant de nombreuses années, j’ai cru que c’était d’abord en m occupant des autres que ma vie aurait du sens et que je me sentirais bien. J’étais alors guidée par des croyances judéo-chrétiennes, fortement ancrées encore dans notre société.

Je me suis rendue compte au travers de mon cheminement que dans le
« aimer son prochain comme soi-même », il y avait le « comme soi-même » que j’avais totalement occulté.

Et j’ai alors expérimenté que c’est en prenant soin de moi, en étant bienveillante à mon égard, que je prends soin de lautre et que je donne du bon autour de moi. Pour cela jai du découvrir ce qui me faisait du bien pour enfin goûter au plaisir d’être avec MOI MÊME !…

Jai gagné en sérénité,  en bien être, et en harmonie avec MOI-MÊME ET …..AVEC L’AUTRE !

Je me rends compte également aujourd’hui dans mes échanges et accompagnements que nombreuses sont les personnes qui se sont également
oubliées et qui souvent éprouvent de la culpabilité à s’occuper d’elles-mêmes. Je les invite alors à se libérer de ces croyances en leur faisant prendre conscience que ce ne sont que des « vérités » établies sans fondements. Et je les fais ensuite réfléchir sur ce qui a du sens pour « elles »
aujourd’hui.

Alors comme dirait Bernard Hévin qui ma également accompagné sur ce chemin au Dojo, et au risque de vous choquer : « Me First et Fuck You ! » 🙂

Moi d’abord ? comment faites-vous ?