Et Nietzsche a pleuré

Irvin-yalom_christelechauchereau J’ai découvert Irvin Yalom avec « Mensonges sur le divan », que j’ai beaucoup aimé….. Je me suis régalée en lisant « Et Nietzsche a pleuré » !

Un roman remarquable. Mélange de psychanalyse, de philosophie, Irvin m’a plongée au cœur de la relation d’aide. J’ai ri, j’ai appris, j’ai réfléchi….. Je me suis enrichie.

Il m’a invitée à revisiter mon propre cheminement, les étapes qui m’ont conduites à l’analyse pour me libérer de mes démons ; identifier les différentes parties qui m’habitent ; comprendre et m’affranchir de mes projections; la signification des rêves. Un processus souvent difficile à exprimer, à expliquer, et qui, au travers de ce roman, prend une dimension accessible à chacun.

Un voyage au cœur de l’intimité de l’être humain merveilleusement bien retranscrit.

Avec beaucoup d’humilité, Irvin Yalom illustre sa pratique et nous fait partager ses doutes, ses peurs. Certains fondamentaux de la relation d’aide m’ont interpellée, communs il me semble à la pratique du coaching et très présents tout au long de ce roman :

L’acceptation inconditionnelle de l’autre : c’est à dire une relation d’amour au sein de laquelle le patient ou le client est accueilli avec ce qu’il est, tel qu’il est, dans son entièreté.

L’authenticité dans la relation. Être authentique autorise l’autre à l’être également et permet ainsi de libérer la parole.

La co-responsabilité dans la relation : chacun a sa part de responsabilité. L’un est responsable du processus et du cadre, l’autre de son investissement dans le « travail ».

A plusieurs reprises également, Irvin montre combien chacun est à même de trouver ses propres solutions. Il offre toujours la question qui amène l’autre à l’introspection pour prendre contact avec ses propres ressources. Ce qui est bon pour moi ne l’est pas forcément pour l’autre.

« Nous ne pouvons pas aborder les problèmes humains avec des méthodes animales. Nietzsche se leva et indiqua d’un geste la cheminée et les fauteuils. « Qu’en dites-vous ? »Lorsqu’il s’assit, Breuer se fit la réflexion que, même si à l’avenir les « médecins du désespoir » devaient abandonner les outils traditionnels de la médecine –stéthoscopes, otoscopes, ophtalmoscopes -, Ils seraient bien obligés de trouver leurs propres instruments de travail, à commencer par deux fauteuils confortables près d’une
cheminée.

Les outils du médecin me renvoie aux outils du coach, et Irvin Yalom m’invite ici à poursuivre ma réflexion sur la question suivante : « le principal outil du coach, ne serait-il pas sa personnalité ? »

Merci IRVIN YALOM.

J’ai hâte de poursuivre la lecture de vos œuvres avec

« le bourreau de l’amour »,« la méthode Shopenhauer » …..

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