Cod codé cod codé ! Cod codé cod codé !

Ô Poulailler.

J’ai de nouvelles amies. Quatre magnifiques poules dont je suis devenue la mère poule !

Ce soir là, je suis rentrée tard et je suis allée fermer la porte du poulailler, dans la nuit noire, sans les voir.

Chaque soir, le soleil couché, elles rentrent au poulailler. Roussette, Blanchette, Noiraude et Grisette. D’ailleurs j’ai remarqué que Grisette est sans doute « la cheffe », elle est le plus souvent celle qui monte la garde. Debout. Chevauchant celles qui sont allongées. Je les entends même ronfler, les yeux ouverts !

Ce soir là nous sommes rentrés tard. Il faisait nuit noire quand je suis allée leur dire bonsoir. Fermer la porte pour les protéger du renard ou de la fouine que je n’ai jamais vu roder ici, mais sait-on jamais ?!

Et le lendemain matin, quand je suis allée ouvrir la porte du poulailler…Ô surprise ! Enfin plutôt mauvaise surprise, Roussette n’était plus là ! Elles étaient seulement trois. Je me suis mise à la chercher partout…Comme un feu follet. En vain. Tristesse. Roussette a disparu. Mangée par le renard hier soir ? Volée ? Envolée ? Mais ce n’est pas possible ! Tous les soirs, elles rentrent ! Tristesse.

Quand soudain en pleine journée, la voici. Devant nous. Comme un coup de baguette magique, elle est là. Miracle. Youpi ! Youpi ! Roussette est de retour ! Youpi ! Youpi ! Danse de joie, danse de la joie ! Ouf il n’est rien arrivé à Roussette, elle a seulement découché ! Me voilà pleinement rassurée, tout en me demandant quand même quel nid pour la nuit a-t-elle trouvé. Courageuse ma Roussette, de découcher ainsi !

Le soir venu, et cette fois ci avant la nuit, je file fermer mon poulailler. Roussette n’est pas là. Roussette a de nouveau disparu. Rouuuu-sssette ! Rououou-sssette, où es-tu ? Il est l’heure de venir te coucher ! En vain. Pas de Roussette. Je cherche partout, pas de Roussette. Alors je ferme la porte le coeur serré, espérant bien qu’il ne va rien lui arriver. Pourvu que demain le miracle se produise à nouveau.

Lendemain matin, pas de Roussette. Puis tout à coup comme pour nous narguer, en début d’après midi, alors que nous venons de terminer notre déjeuner, la voilà devant nous ! Ouf ! Cette fois ci je suis bien décidée à la pister. Point question de la laisser filer. Je me poste et je guette. Sans relâche.

Le temps passe… Quand tranquillement je la vois s’éloigner de ses copines et prendre le large…

Je la suis. A distance.

Et voilà où je retrouve Roussette. Quelques mètres plus loin. Pas bien loin même, tout près. Nichée dans le creux d’un tronc d’arbre mort, à quelques mètres seulement de nous. Elle couve. Quoi ? Ici il n’y a pas de coq. Je m’approche délicatement. Je la prends dans mes bras en douceur tout en lui expliquant qu’il n’y a pas de poussins dans ses oeufs. Je suis émerveillée par sa docilité, elle se laisse faire, sans broncher, ni même me piquer. Et là je découvre…16 oeufs !!! Waouh ! 16 oeufs !

Joie et abondance au poulailler !
Merci Roussette, merci mes petites poules.

 

Suite « Un nouveau Poulailler » – Extrait « Pour une écologie du lien » sortie prochaine en version papier.

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