Pour moi la supervision fait partie de l'hygiène du coach. C'est un lieu, un espace qui me permet d'exprimer mes difficultés, mes questionnements. Partager ma pratique et la confronter. C'est un lieu d'apprentissage, de remise en question qui m'accompagne dans mon "devenir coach".
Et pour reprendre les termes de Reine Marie Halbout, coach, superviseur de coach et psychanalyste : un espace pour "penser ce que je fais".
Mon premier lieu de supervision fût Le Dôjô, mon lieu de formation. J'ai participé à des supervisions en groupe, c'est à dire avec d'autres coachs et Bernard Hévin ou Jane Turner, comme superviseur. J'y ai également effectué des supervisions individuelles avec Bernard. Puis assez rapidement j'ai eu envie de m'ouvrir vers autre chose, de différent, de "autrement". Quitter un lieu et des "Maîtres" qui étaient devenus familiers, partir à la rencontre du nouveau : quitter le nid !
Et j'ai rejoint un groupe supervisé par Jacques Antoine Malarewicz. A la fin de la première séance, j'ai eu envie de partir en courant ! J'étais complètement déboussolée avec l'envie de fuir pour retourner me réfugier au Dôjô mon repère et ma famille….Mais j'avais payé pour la moitié de l'année !…
J'ai fais part à Jacques-Antoine de ma volonté de quitter après cette séance, espérant alors, secrètement, récupérer mon chèque ;)… Il m'a répondu qu'il me restait encore la possibilité de venir, à ma convenance, aux séances suivantes déjà réglées….
Gloups…. C'était foutu, j'étais coincée 🙂