Cultivons ensemble une écologie du lien

Mon premier webinar !

« Cultivons ensemble une écologie du lien, la relation comme pilier de résilience »

@christeleperrot

C’était le sujet de ma conférence ce matin, au sein d’une entreprise, en mode webinar. Ils étaient près de 300, une première pour moi, seule, face à mon écran.

Créer et Cultiver le lien à distance, sans les voir ….Tel était mon enjeu ! Étre avec chacun et chacune, parler à chacun chacune et tous ensemble, mettre de la « chair» et éveiller les sens, pour donner du sens, derrière des écrans… N’est- ce pas l’enjeu de nous tous actuellement, derrière nos écrans ?

Et bien je suis heureuse pari réussi ! Les retours sont des cadeaux et j’ai passé un très très bon moment. Intime avec 300 personnes !

« Merci Christèle pour votre témoignage qui tombe à point nommé avec mes aspirations »

« Malgré mon retard j’ai été très réceptive aux pépites prises en plein vol. Un grand merci : j’ai beaucoup de messages à faire passer à mon entourage pro et perso. Très belle journée à tous. »

« Merci. Merci. Merci »

« La voix participe énormément à ces messages »

« Bonjour, la conférence est vraiment géniale! Je ne m’attendais pas du tout à ce contenu et suis surprise, mais c’est passionnant ! Le dessin des camemberts m’a bouleversée au point d’en pleurer ! Preuve qu’il faut que je commence les petits pas pour changer quelque chose ! »

En transition écologique

@christeleperrot 2020

Je me sens en transition écologique. Peut-être que tout a commencé dans cet avion il y a environ 3 ans. Ce jour-là, prendre l’avion et voir l’horizon et la courbure de la terre, me fait prendre conscience de la réalité de la Terre. Incroyable non ?! Ce n’est quand même pas la première fois que je prends l’avion et cela fait presque 50 ans que j’habite sur cette terre ! Et bien cette fois-ci sans doute autrement. Une nouvelle conscience m’est née. Celle d’un lien entre la Terre et moi. Physique. L’effet d’une conversion, naissance d’une relation, avec pour conséquence, transformation. A l’aube de mes 50 ans je me sens agrandie d’une nouvelle responsabilité. Sans doute le résultat d’années d’infusion…

A compter de ce jour là tout a changé, ou presque. Même si en apparence rien n’a changé. Progressivement j’augmente mon temps de vie au milieu de la nature, car j’ai un lieu, un lieu qui appartient à mon compagnon et dont nous sommes tous les deux amoureux. En Provence. Au bord d’un étang et au milieu des pins. Avec les oiseaux les arbres les insectes comme seuls compagnons. Ou presque. Je commence à changer mon mode de consommation, en d’autres termes à réduire mes dépenses et à considérer l’impact de ce que je consomme sur la Terre. Adieu le plastique, bonjour les shampoings et dentifrice solides, entre autre. Pas à pas des petits changements.

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Regarder la beauté du monde

 

@christeleperrot 2020

Regarder la beauté du monde.

Cela ne veut pas dire que je ne vois pas sa noirceur.
Mais je choisis de me concentrer sur sa beauté. Chaque jour.

Regarder la beauté du monde.

Dans ce que je regarde,
Dans ce que je sens,
Dans ce que j’entends,
Dans ce que je pense,
Et dans ceux et celles que je rencontre,
Chaque jour.

Regarder la beauté du monde.

 

 

 

 

 

Pour une écologie du lien chez vos libraires

@christeleperrot 2020

Écrire, écrire, écrire. Sans chercher à savoir pourquoi. Sur le lien. Mais pourquoi le lien ?

Peut-être m’a-t-il tant manqué, ce lien. Peut-être que je l’ai tant cherché, ce lien. Non pas celui qui attache, qui fait mal, et dont on ne réussit pas à se défaire. Pas non plus celui qui met sous emprise ou dépendance.

Celui qui nourrit. Qui relie. Qui agrandit. Qui rassemble.

Mon rêve de la nuit dernière : je suis sur le point d’accoucher. Je sens la tête du bébé dans le bas de mon ventre déjà bien engagé, prêt à sortir. Je cherche un lieu. Pour le mettre au monde.

« Il y a un autre monde mais il est dans celui-ci » Paul Eluard.

Extrait « Pour une écologie du lien ou l’art de cultiver la relation  » désormais disponible en version papier à commander ici ou dans vos librairies.

 

Mots pour maux

J’ai 12 ans. Je suis en 5ème. Je dérange et je me sens mal aimée. Je suis mal aimée.

Par certains garçons et certaines filles, notamment. Je suis plutôt sur le mode « bonne élève » et peut être que j’en fais trop ? Que je parle trop ?

Ce jour là dans le parc qui fait office de cour de récréation ils m’attendent, cachés. Je suis petite, je ne cours pas assez vite et ils sont plusieurs. Garçons et filles avec leur grosse voix et leur rire gras, ils m’attrapent. Cette fois-ci pour un shampoing aux herbes et aux feuilles mortes. Me voilà dans le bureau de la Directrice, « cafteuse » comme ils disent.

J’attends maintenant les représailles, terrorisée. Le soir même à la sortie du car ils m’attendent. Mais cette fois-ci ils n’ont pas réussi à m’attraper !

« Des enfantillages. Ce n’est pas grave et de toutes les façons c’était pour rire ! »

J’ai arrêté de parler. Ou presque. J’ai appris à dire les bons mots. Ou presque. Et j’ai oublié. Enfin presque. Jusqu’à ce que des années plus tard, la violence trop longtemps enfouie ne resurgisse…

J’ai passé des années à mettre des mots sur mes maux pour retrouver mes mots. Des années pour panser l’âme de la petite fille blessée par la violence des enfants … et des adultes. Et je pensais alors être débarrassée des cours de récréations …qui pour moi étaient l’apanage des enfants et des adolescents.

Comme si d’un coup de baguette magique à 18 ans, désormais adultes, sur le papier, ils devenaient respectueux et bienveillants ! Continuer la lecture de Mots pour maux

Réinventer sa relation au travail

Suite « Retour du temps sabbatique »

31 décembre 2013. Fin de mon année sabbatique. Plus précisément, fin d’une année où le travail ne faisait plus partie de mon quotidien. Et demain j’y retourne. Enfin après-demain parce que demain c’est férié. Je n’ai plus de clients, ou plus exactement il m’en reste un seul. Plus de bureau. La seule chose que je sais c’est que je veux continuer à développer axcime. Comment ? Je n’en sais rien, mais différemment c’est certain.

Axcime a 8 ans. Les 7 premières années je les ai consacrées à me former, à apprendre mon métier et me professionnaliser grâce à une activité essentiellement tournée vers la formation pour cadres dirigeants au sein de grands groupes, sur des sujets variés comme le management, la communication, le développement personnel, la vente et la négociation. Et principalement en sous-traitance d’un cabinet de conseil. Axcime existe encore assez peu en direct face aux clients. Mais à la fin de ces 7 années, je sais que la suite sera autrement. En attendant je ressens un profond besoin de faire un stop. Pour une année destinée à « être » avec moi et ceux que j’aime. Voilà qui est fait, et maintenant j’ai besoin et j’ai aussi envie d’y retourner même si au fond de moi, j’ai peur !!! Continuer la lecture de Réinventer sa relation au travail

Eloge de la fragilité d’une femme ordinaire

eloge_de_la-fragilite_christele_perrotJe suis née « ordinaire », enfin presque… avec une tâche marron derrière le bras droit, qui allait grandir avec mes années, habillée de longs poils noirs… Et suffisamment présente pour susciter interrogations et regards de dégoût de la part de mes petits camarades de classe « Beurk, c’est horrible ! »

Alors  je cherchais autant que possible à la dissimuler et…je la rasais…8, 9, 10 11…12 ans. Le médecin dit stop, ça suffit, on l’enlève. Ouf ! Enfin, j’allais m’en débarrasser… Pour la troquer, malgré tout, contre une longue cicatrice. Peut être le sceau indélébile de ma différence ? 

C’est ainsi très jeune que j’expérimente la différence, renvoyée sans ménagement par la vie en groupe. Que je découvre ce qui est « normal » de ce qui ne l’est pas. D’ailleurs, qui a décidé de cette normalité ? Qui a décidé de cette image « normale » à laquelle nous devons coller ? Sans quoi nous somme rejetés, malmenés, niés … voire même tués.

Vivre avec ma différence…dont je croyais m’être finalement affranchie d’un coup de bistouri, pour remplacer l’horrible et le dégoût, par la curiosité et l’inquiétude que généraient désormais ma cicatrice…bien plus aimable.  Continuer la lecture de Eloge de la fragilité d’une femme ordinaire