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"Chronique d’une femme" prend une année sabbatique, du latin Chrétien annus sabbaticus, c’est à dire une année de repos.

Oui vous avez bien lu, je vais arrêter d’écrire ici…pendant un temps incertain.

Pour faire de la place au vide et prendre le temps d’une respiration…laisser la terre en jachère pour une fécondité nouvelle…visiter ma sorcière bien aimée et mijoter de nouvelles potions.

Prendre soin de mon foyer et de mon intimité, de ce qui ne peut-être dévoilé avec ma femme voilée.

Pour jouer et papillonner avec ma petite fille et continuer ainsi à danser la vie !

En partageant aussi quelques parenthèses enchantées avec mes SoeursEt quelques virées spirituelles avec moi-même.

Enfin pour accompagner mon nouveau né, mes filles et mon chien, mes clients, chacun vers leur destinée.

Et… à l’aube de cette nouvelle année, je tiens à vous souffler la santé, la paix et la sérénité, pour vous et tous ceux que vous chérissez.

Sur ces mots, l’heure est venue pour moi de vous quitter. Alors je vous dis aurevoir. ;)

"Le jour où je me suis aimé pour de vrai, 
j’ai compris qu’en toutes circonstances,
 j’étais à la bonne place, au bon moment.
 Et alors, j’ai pu me relaxer.

Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, 
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle 
n’étaient rien d’autre qu’un signal
 lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.

Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente 
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.

Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Maturité. Lire la suite »

L’avion va décoller. C’est le moment que je préfère quand j’entends les moteurs vrombirent et que me voilà collée au dos du siège prête à m’envoler !

Elle est assise à côté de moi, l’avion a désormais atteint sa vitesse de croisière, et elle sort de son sac à main son vernis à ongles. Je souris, car je viens de faire les miens, dans le taxi d’Abdel coincée derrière un camion de poubelles, la main droite, et puis trop vite il a redémarré alors j’ai du attendre la salle d’embarquement pour la main gauche, déhanchée sur le coin d’un comptoir.

Cela sent fort mais je viens de faire subir le même sort à Abdel alors je suis très compréhensive. En la regardant peindre délicatement chacun de ses doigts, je me dis que j’aurais du attendre, comme elle, l’avion, cela m’aurait évité d’abîmer le mien qui n’a pas eu le temps de bien sécher…mais une fois de plus j’ai été trop pressée !

Le mien est rouge, un beau rouge éclatant que je viens d’acheter…le sien est bleu nuit satin et c’est drôlement joli ! Elle a terminé et je lui demande de me montrer. Je la félicite, c’est canon, et c’est décidé je viens de trouver la prochaine couleur qui viendra compléter ma palette. A côté, lui, son amoureux nous épie d’un air qui me semble peut-être amusé. Ou peut-être est-il simplement en train de nous envier ? Qu’il aimerait bien lui aussi se colorier !? ;) Lire la suite »

Mes trois filles sont nées par césarienne au terme de 8 mois et demi. J’ai toujours entendu dire qu’après deux césariennes, pour le suivant il en était de même.

Cette fois-ci, celui-ci est arrivé au terme de 8 mois et demi, pareil, mais en douceur et par voies naturelles ! Quel bonheur de ne pas me sentir découpée et de pouvoir continuer à marcher en toute liberté ! :)

Heureusement il fait ses nuits, pas de bruit, et point de cri. Il est à ce jour un manuscrit, et c’est en mon sein que je ressens encore le besoin de le cocooner pour peut-être encore le fignoler, avant de le laisser s’envoler. A quelques intimes, j’ai tout de même choisi de le présenter, pour un peu partager ma joie d’avoir accouché de ce beau bébé, tandis que cela faisait déjà plusieurs mois qu’ils m’accompagnaient de leurs pensées.

Intéressant de constater qu’au cours de cette gestation que je pourrai aussi nommer grossesse, j’ai vu mon corps se transformer. Mon ventre s’arrondir et mes seins s’alourdir. Tout comme les autres je me suis sentie affamée de sucré et rien ne pouvait me faire reculer. J’ai même troqué la course à pied contre la marche à pied et j’ai aimé me laisser flotter dans quelques robes bien aérées !

Et puis, à peine accouchée, j’ai dégonflé. Tout perdu. Ravie de retrouver quelques jeans bien moulés. Coupé mes cheveux. Et opéré le grand ménage de celle qui avait besoin de propreté. D’accord ce coup-ci je ne suis pas raccommodée mais tout de même je vais devoir me remuscler. J’ai repris la course à pied, quelques abdos et le tour sera joué !

Désormais allégée, je me sens prête à accompagner mon nouveau-né vers sa destinée, et compter sur moi pour célébrer dès qu’il sera publié !

Ce week-end c’est décidé, je fais le grand ménage !

J’ai eu le malheur, en allant embrasser mes filles un soir, de regarder sous les lits. Et mon Dieu, qu’elle ne fut pas ma surprise de découvrir des vieilles culottes toutes déglinguées, des chaussettes trouées toutes décolorées…et des moutons de poussières confortablement installés dans chaque recoin. Quelle horreur ! J’ai pris peur, et après une opération poubelle déclarée de toute urgence, j’ai décidé que j’allais persévérer !

Des piles de ça de là, à classer. Des vieilleries, à jeter. Des poubelles, à sortir. Trop de choses encombrent ma maison. Elle est propre, oui, comme ça en apparence, de loin et sans lunettes, mais dans le fond, si je commence à y regarder de près, je me sens asphyxiée ! Avec le besoin d’aller dénicher quelques toiles d’araignées, de la cave au grenier, dans chaque pièce, pour enfin me sentir allégée !

Car, oui, j’ai oublié de préciser, que je n’ai plus de femme de ménage. Certes cela me permet de mettre cet argent ailleurs mais ce n’est pas la vraie raison. Un jour ma femme de ménage est tombée malade alors j’ai pris le relais. Au départ pour quelques temps. Et puis les mois sont passés et elle n’est jamais revenue…Et moi, j’ai commencé à apprécier. Oui oui c’est possible, alors que cela me semblait impossible ! Lire la suite »

"Je viens d’être seule toute une journée. Seule, allongée sur la plage, le soir, sous les étoiles. J’ai préparé seule mon petit déjeuner. Seule encore, je suis allée jusqu’au bout de la jetée, où j’ai regardé les mouettes basculer, tournoyer et plonger à la recherche des miettes que je leur jetais. Une matinée de travail à mon bureau, puis j’ai pris un déjeuner tardif, seule sur la plage.

Ainsi séparée des êtres de mon espèce, je me sentais proche du reste de la création : de la timide symphémie qui derrière moi se nichait au creux d’un rocher déchiqueté par les marées ; de la maubèche qui devant moi marchait sans crainte à petit pas sur le bord luisant de la plage ; des pélicans qui battaient doucement des ailes au-dessus de ma tête, portés par le vent ; ou de la vieille mouette, tapie dans un coin, qui surveillait l’horizon. Je me sentais avec eux tous une sorte de parenté impersonnelle.

La beauté de la terre, de la mer et de l’air me touchait davantage ; je me sentais en harmonie avec elle, fondue, perdue dans l’univers, perdue comme dans le cantique qui monte d’une foule inconnue sous les voûtes d’une cathédrale.

Oui, dans ma solitude, je me sentais plus proche des hommes eux-mêmes. En effet, ce n’est pas la solitude physique, l’isolement physique qui vous sépare des autres, mais l’isolement spirituel. Une île déserte, des rochers sauvages ne vous isolent pas de ceux que vous aimez. C’est dans les régions sauvages de l’esprit et dans les déserts du coeur que l’on se sent perdu, étranger. Quand on est étranger à soi-même, on l’est également à autrui. Si l’on est plus capable de se trouver soi-même, on ne peut espérer rejoindre les autres. Que de fois, à la ville, entre amis, j’ai senti qu’un désert s’étendait entre moi et l’autre ! Lire la suite »

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